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A la une / Actualité

L’UE déroule le tapis rouge aux Américains

Les petits producteurs de GNL laissés pour compte ?

L’Union européenne s’enthousiasme pour le gaz naturel liquéfié (GNL) américain, se disant prête à mettre tout en œuvre pour associer plus étroitement les États-Unis à l’avenir gazier de l’Europe.
En cette ère où la compétitivité, notamment son versant commercial, est reine, les petits producteurs, à l’exemple de l’Algérie, vont se trouver confrontés à d’énormes difficultés. Explications : comme le marché gazier européen exige de plus en plus que les exportateurs, traditionnels ou nouveaux, satisfassent à des exigences particulières propres à la sécurité de l’approvisionnement, à la durabilité et surtout au prix d’achat, les fournisseurs de petit gabarit risquent d’être mis de côté, parce qu’ils ne sont pas assez préparés sur le plan des infrastructures et de l’offre pour certains d’entre eux. Dans un marché mondial du GNL en métamorphose, avec des prix aussi bas, il est tout à fait normal que l’Union européenne choisisse parmi les fournisseurs de gaz les plus efficaces et les plus avantageux. Du reste, elle veut se préparer de la meilleure des façons et trouver la juste mesure pour que les États-Unis en fassent partie. Il est convenu que le 20 août prochain, le conseiller au commerce du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et un haut fonctionnaire européen chargé du commerce se rendront à Washington DC. pour y rencontrer leurs homologues américains et poursuivre les travaux sur la mise en œuvre de la déclaration conjointe du 25 juillet dernier.
Dans ce contexte, l’UE et les États-Unis œuvrent dorénavant dans le cadre d’un groupe de travail exécutif afin d’“augmenter les exportations américaines de GNL vers l’Europe”. Juncker et Trump ont institué ce groupe de travail exécutif lors de leur réunion à Washington D.C., le 25 juillet. Depuis cette date, des contacts ont lieu entre le président Juncker et le président Trump, entre Cecilia Malmström, commissaire européenne au commerce, et Robert Lighthizer, représentant américain au commerce, ainsi qu’entre les conseillers de haut rang du président Juncker et du président Trump (respectivement Martin Selmayr, secrétaire général de la Commission, et Larry Kudlow, conseiller économique en chef de la Maison-Blanche), peut-on lire dans un document établi par la Commission européenne. Il y est, également, mentionné que le président de la Commission européenne a déclaré que l’Union européenne est “disposée à faciliter des importations accrues de gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis, et c’est déjà le cas en ce moment même”. Et d’ajouter : “La hausse des exportations de GNL américain, si leur prix est compétitif, pourrait jouer un rôle stratégique croissant dans l’approvisionnement en gaz de l’Union européenne, cependant, les États-Unis doivent aussi jouer leur rôle et supprimer les formalités administratives liées aux exportations de gaz naturel liquéfié. Les deux parties ont beaucoup à gagner d’une coopération dans le domaine de l’énergie.”
Le commissaire pour l’action pour le climat et l’énergie, Miguel Arias Canete, s’est exprimé, lui, en ces termes : “La diversification est un élément important pour garantir la sécurité de l’approvisionnement en gaz dans l’Union européenne. Il faut donc se féliciter de la hausse des importations, à un prix compétitif, de gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis. Et cela, alors que la production indigène de gaz de l’Union diminue plus rapidement que prévu et que l’élimination progressive des centrales au charbon dans l’UE s’accélère.” Par ailleurs, les capacités d’importation de gaz naturel liquéfié de l’UE, qui s’élèvent actuellement à environ 150 milliards de mètres cubes de capacité de réserve, sont bien développées. Dans le même temps, compte tenu de l’importance stratégique que ces capacités revêtent pour sa diversification, l’Union renforce ses capacités actuelles et en développe de nouvelles, notamment en mer Adriatique (sur l'île de Krk, en Croatie), dans la région de la mer Baltique, notamment en Pologne, et dans la mer Méditerranée, en Grèce.
Ces mesures devraient permettre d’augmenter sensiblement les importations de gaz naturel liquéfié vers l’UE.

Youcef Salami


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