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A la une / Actualité

Service de garde des médecins privés

Les praticiens de Tizi Ouzou s’opposent à l’instruction ministérielle

L’instruction du ministère de la Santé relative à l’obligation faite aux médecins privés d’assurer un service de garde de nuit et durant le week-end et jours fériés n’est pas du tout du goût des médecins libéraux, généralistes et spécialistes exerçant dans la wilaya de Tizi Ouzou où le Syndicat national des médecins libéraux (SNML) a critiqué “la mise en application à la hussarde et sans concertation de cette instruction”. “Cette instruction ministérielle a été mise en application à la hussarde et sans concertation. Pis que cela, la seule organisation qui représente sur le terrain le corps des médecins libéraux, le SNML, a été superbement ignorée par la tutelle”, est-il écrit dans la déclaration soumise à l’adoption lors d’une réunion qui a regroupé ce corps médical ce week-end à Tizi Ouzou. Dans son document, le Syndicat national des médecins libéraux, représenté à Tizi Ouzou par le Dr Mahmoud Boudarene, rappelle que cette décision ministérielle est venue à la suite du décès d’une jeune femme et de son bébé dans la wilaya de Djelfa, une tragédie qui a ouvert la voie à des campagnes de désinformation médiatiques diabolisant le personnel soignant, en particulier les médecins, le jetant ainsi en pâture à la vindicte populaire, et s’interroge, ensuite, sur la signification à donner à cette circulaire qui oblige un médecin de ville qui n’a ni la vocation d’urgentiste ni le plateau technique indispensable à la bonne marche d’un service d’urgences à combler les défaillances des structures publiques. “Cette loi est une fausse solution à un vrai problème”, lit-on, en guise de réponse au ministre, dans la déclaration du SNML. “Nous n’acceptons pas d’être des victimes expiatoires”, s’insurgent-ils, tout en ajoutant que “nous sommes partie intégrante du système de soins et, à ce titre, nous avons le devoir de participer à toutes les initiatives de la tutelle qui ont pour objectif d’apporter des soins de qualité à la population, mais nous avons aussi des droits, notamment celui du respect et de la concertation.” Il est à noter que lors de la rencontre organisée par les médecins libéraux à Tizi Ouzou, le SNML a demandé, selon le Dr Mahmoud Boudarene, à tous les médecins de cette catégorie de ne signer aucun document et de ne répondre à aucune réquisition qui ne serait pas légale.


Samir LESLOUS


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