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Après les propos qui lui sont attribués par Hamou Boumediène

Les précisions de Saïd Sadi

Dans sa contribution, par ailleurs utile et bienvenue, parue dans votre édition du 19 avril, Hamou Boumediene écrit en me citant : “C’est grâce à Ali Mécili que le Printemps berbère a été mené dans une lutte pacifique.” La réalité est plus nuancée.
Notre choix pour le combat pacifique était bien antérieur aux négociations engagées avec le FFS en 1978. Si des tentations d’opérations directes ont pu traverser furtivement quelques esprits excédés par des abus souvent brutaux, elles furent, du moins pour notre groupe, toutes et rapidement abandonnées. Nous avions bien intégré le fait que la violence était souhaitée, sinon recherchée, par le pouvoir. Et Mouloud Mammeri avait assez tôt renforcé en nous cette conviction. Dans mon livre Algérie, l’échec recommencé ?, je raconte comment, ayant accidentellement croisé au Crape, Smaïl Medjber, qui professait l’action violente, je le suppliais de ne pas s’exposer dans des aventures sans issue, alors qu’il n’avait même pas dévoilé devant moi la nature précise de son entreprise.
On se rappelle que la pénible affaire des “poseurs de bombes” dans laquelle il était impliqué avait eu lieu en 1976, c’est-à-dire deux ans avant les premiers contacts noués avec Aït Ahmed et Ali Mécili. Sans l’éliminer de principe, le FFS avait officiellement renoncé à la lutte armée, ce qui avait facilité les discussions. Ce n’est d’ailleurs pas sur cet aspect que les négociations avaient un peu traîné, mais sur la question identitaire.
À l’évidence, la crise de 1949, qui avait traumatisé toute une génération, pesait encore sur les positionnements politiques de ceux qui, de près ou de loin, ont eu à en subir les retombées.  
Cela dit, nos différences d’analyse sur le passé n’ont altéré ni la considération que nous portions à Ali Mécili ni l’affection qui nous liait à lui.

S. Sadi

Publié dans : La kabylie au rendez-vous

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