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A la une / Actualité

Ils sont utilisés dans la chirurgie de la cataracte

Les premiers implants intraoculaires made in Algeria sur le marché

© D.R.

Selon les statistiques officielles, il y a environ 120 000 patients atteints de cataracte par année et qui nécessitent une intervention chirurgicale.

Finie l’importation des implants intraoculaires utilisés pour l’extraction d’une cataracte. Ils sont désormais fabriqués en Algérie et sont déjà disponibles sur le marché national. La Sarl 3S Medical Industries spécialisée dans la fabrication des dispositifs médicaux, vient de mettre en vente les premiers quotas d’implants. Les premières capsules d’implants intraoculaires made in Algeria sont mises sur le marché sous le label “3S DZ First Premium”. L’implant intraoculaire fabriqué par 3S Medical Industries est, en fait, une lentille qui vient remplacer le cristallin. Ce dernier qui, par définition, est transparent, s’opacifie, rendant ainsi la vision trouble. Il faut alors subir une intervention chirurgicale qui consiste à enlever ce cristallin pour le remplacer par une lentille. Une fois implantée dans  l’œil de façon permanente, cette  lentille, qui se veut une “seconde cataracte”, reprendra ses attributs de la vue. Située à Ouled Chebel, l’unité de production de la Sarl 3S Medical Industries est opérationnelle depuis quelques semaines.
À l’instar des autres filières de l’industrie médicale, cette branche de production nécessite une haute technologie de précision et le transfert du savoir-faire. Ce laboratoire, le premier en Algérie, en Afrique et dans le monde arabe, est, dit-on, l’aboutissement de longues et moult démarches pour le transfert de technologie qui relève du monde de l'ophtalmologie et de l'optique. “Il nous a fallu, avec One and Oly, notre partenaire européen installé en Italie, deux années de labeur, pour monter ce laboratoire 100% algérien. Avant l’acquisition et le transfert des appareils et autres dispositifs indispensables à la conception et à la fabrication de prothèses intraoculaires, nous avons envoyé nos professionnels (biologistes et pharmaciens) en Italie pour se former dans le domaine et devenir oculariste, une branche qui n’existe pas encore en Algérie. À l’instar de mes collaborateurs, j’ai bénéficié d’une formation de haut niveau auprès de notre partenaire européen One and Oly qui dispose d'un laboratoire de recherche et d’un centre de formation”, indiquera le Dr Kamel Slatni, le patron de la Sarl 3S. L’ouverture de cette unité de production contribuera à la prise en charge des besoins du marché national. Jusque-là, cet implant était importé par des opérateurs spécialisés dans les dispositifs médicaux. Se référant aux chiffres disponibles au ministère de la Santé, notre interlocuteur indiquera que l’Algérie compte environ 120 000 patients atteints de cataracte par année et qui nécessitent une intervention chirurgicale. La valeur du marché national des implants se situe autour de 44 milliards de centimes par année, sachant que le prix de cession appliqué pour les cliniques d’ophtalmologie est de 12 000 DA l’unité. L’entrée sur le marché du produit algérien “3S DZ First Premium” contribuera à la baisse du prix de la cession. “Notre produit, fabriqué conformément aux normes européennes de qualité et de sécurité, est cédé à moins de 5 000 DA l’unité. Nous fabriquons des cristallins de différentes dioptries, de 0 à 33. C’est depuis ces unités de mesure que l’ophtalmologue caractérise les défauts de la vision de son patient.” Abordant les capacités et les moyens humains de production, le patron de la Sarl 3S Medical Industries révèlera que sa société a mis en place une stratégie de développement qui permettra au Laboratoire d’atteindre les objectifs tracés préalablement. “Toutes les conditions requises sont réunies dans notre laboratoire, aussi bien en termes de moyens technologiques que de personnel qualifié pour répondre aux besoins du marché national. Pour la première année 2018, nous  tablerons sur la fabrication de 70 000 unités, mais à partir de l’année prochaine, nous parviendrons à prendre en charge la totalité des besoins du marché national”, expliquera Kamel Slatni. Et d’ajouter : “S’agissant de la deuxième étape de notre stratégie, nous envisageons d’exporter notre produit vers des pays africains et arabes.” Rappelons, enfin, que la cataracte reste la première cause de cécité dans le monde.


Hanafi H.


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