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Conséquence du ralentissement de la demande mondiale de pétrole

Les prix risquent de subir une nouvelle baisse


Mauvaise nouvelle pour les pays producteurs  de pétrole : la demande va probablement “continuer à baisser”, si la croissance de l’économie mondiale n’arrive pas à “reprendre du tonus” au cours des prochains mois.

Les propos sont de Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). En effet, dans une déclaration à l’agence Reuters, ce dernier a indiqué qu’il “existe des indices” laissant penser que l’économie mondiale “ralentit”, tirant vers le bas la demande de pétrole.
Évidemment, l’atonie de la demande va contribuer à la baisse des prix, déjà bien mal en point. La Chine, un des moteurs de la croissance mondiale et de la demande de pétrole, semble être en situation assez difficile avec une croissance qui a chuté à “2,6%, soit le taux le plus faible depuis 27 ans”.
En août dernier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait abaissé ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour cette année, invoquant la “crainte d’un ralentissement” économique, alors que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a jeté de l’ombre sur les marchés. L’AIE avait prévu que la croissance de la demande de pétrole atteindrait 1,1 million de barils par jour  en 2019 et 1,3 million de barils par jour en 2020. Cela représente une révision à la baisse de 100 000 barils/j cette année et de 50 000 barils/j pour l’année prochaine.
Dans son rapport pétrolier mensuel, l’AIE avait déclaré qu’il y avait des preuves croissantes “d’un ralentissement économique”, avec beaucoup de grandes économies qui battent de l’aile, dégageant une faible croissance du produit intérieur brut (PIB) au premier semestre 2019. Cette situation dépeinte par l’AIE continue de peser sur les prix du brut.
Ces derniers hésitaient hier en cours d’échanges européens, partagés entre des sanctions américaines contre des entreprises chinoises et la reprise progressive de la production saoudienne.
Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 62,68 dollars à Londres, en baisse de 0,10% par rapport à la clôture de jeudi. Sur la semaine, il a perdu 2,54%. À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance montait à 56,59 dollars, 0,32% de plus que la veille. Sur la semaine, il a reculé de 2,58%.
Selon Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, cité par l’AFP, les cours du pétrole sont sous pression du fait du “rétablissement beaucoup plus rapide que prévu” de la production saoudienne, après les attaques d’il y a deux semaines.
Le gouvernement saoudien assure en effet, soutenu par l’Organisation des  pays exportateurs de pétrole (Opep), que la totalité de sa production a été rétablie aux niveaux qu’elle avait avant l’attaque. Pour assurer la sécurité de l’énergie, dans un contexte de tension au Proche-Orient, le plus important est de “diversifier les sources d’approvisionnement” en énergie, a estimé le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie. 
 

Youcef Salami 



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