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Médecins résidents

Les recalés s’en remettent au président de la République

Désarroi et désillusion des médecins résidents. ©D. R.

Des chefs de service de spécialité médicale estiment que la décision de l’administration de l’hôpital d’exclure des DEMSistes recalés est “arbitraire”.

Les médecins résidents qui ont échoué à l’examen du diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS) de juillet dernier ont décidé, devant l’impasse dans laquelle se trouve leur dossier, de s’en remettre au président de la République. Ils réclament, en effet, une “solution juste” à leur situation “embarrassante” qui s’est compliquée après que le ministre de l’Enseignement supérieur a mis fin à leur espoir de bénéficier d’une session de rattrapage de l’examen de fin de cursus médical.
Ils devront, en fait, attendre la fin de l’année universitaire (2017-2018) qui a été prolongée jusqu’au mois de mars prochain, en raison de la grève des futurs spécialistes qui a duré plus de sept mois. Ils devront ainsi, participer à la session de 2019, en candidats libres.
“Les recalés à l’examen du DEMS lancent un appel au premier magistrat du pays dans l’espoir d’être gardés dans les services de l’hôpital. Les 820 médecins résidents recalés sont désormais livrés à eux-mêmes puisqu’ils ne pourront plus continuer à exercer dans les hôpitaux jusqu’au prochain examen du DEMS en 2019. Une lettre signée par les tous les recalés sera déposée au niveau des services de la Présidence pour nous trouver une solution”, nous confiera un DEMSiste recalé. Les médecins qui ont échoué à l’examen de juillet dernier contestent la décision de Tahar Hadjar. Le ministre de l’Enseignement supérieur, qui a décrété le prolongement de l’année universitaire, a refusé de reprogrammer une session de rattrapage du DEMS. Face à cette fin de non-recevoir, les recalés espèrent que l’administration de la santé accorde une année supplémentaire d’exercice dans les services, au-delà du 31 octobre prochain, date marquant la fin de l’année universitaire 2017-2018. “Il y en a déjà parmi nous qui ont été exclus du service, ils sont déjà au chômage. Des résidents recalés d’Oran et des hôpitaux de l’est du pays sont déjà au chômage”, dénoncera un résident néphrologue qui ajoutera : “Je suis déconnecté de la réalité, je suis au chômage technique depuis le mois de mars dernier. Après avoir échoué en juillet, je dois attendre une année pour refaire l’examen, ce qui veut dire que je passerai une année sabbatique, sans exercer le moindre geste d’un métier qui exige de la pratique en continu.” Des chefs de service de spécialité chirurgicale ou médicale estiment cependant que la décision de l’administration de l’hôpital d’exclure des DEMSistes recalés est “arbitraire”. “Beaucoup de chefs de service souhaitent garder ces éléments puisqu’ils sont indispensables au service. Nous souhaitons que l’administration revienne sur sa décision et prolonge leur contrat jusqu’à la prochaine session du DEMS. Ce sont des éléments qui ont acquis de l’expérience, d’ailleurs ils sont inscrits sur les listes de garde au même titre que les assistants”, soutiendra un chef de service  d’un CHU à Alger.

Hanafi H.


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