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Le ministre de l’énergie confiant quant à la croissance énergétique

“Les signaux sont au vert”

Mustapha Guitouni, ministre de l’énergie. © Zitari/Liberté

Actuellement, les signaux de la croissance énergétique nationale sont “au vert”. “Tous les indices indiquent que le secteur se porte bien”, a fait savoir, jeudi, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, qui intervenait lors d’une conférence de presse organisée en marge d’une journée d’information et de présentation du bilan énergétique nationale de l’année 2017. Le ministre a précisé que les recettes des exportations pétrolières ont atteint 33,2 milliards de dollars en 2017, avec une augmentation de 19,1% par rapport à l’année 2016.
Par ailleurs, la valeur de la fiscalité pétrolière versée en 2017 au  Trésor public a atteint 2 228 milliards de dinars, contre 1 863 milliards de dinars en 2016, soit une augmentation de 20%. Pour ce début d’année 2018, les revenus du pays ont connu une nette amélioration, selon le ministre, en précisant que le groupe Sonatrach a enregistré à la fin mai 2018 un chiffre d'affaires à l'exportation de 16 milliards de dollars, contre 14 milliards de dollars durant la même période de l'année 2017, soit une hausse de 14,3%. La fiscalité pétrolière, de son côté, a atteint 1 190 milliards de dinars à la fin mai 2018, contre 995 milliards de dinars durant la même période 2017, soit une hausse de 20%. Concernant les activités de prospection, il a révélé que 17 nouvelles découvertes ont été enregistrées à la fin mai 2018, contre 14 découvertes durant la même  période 2017, ce qui renforcera le niveau des réserves de pétrole et de gaz. Selon le ministre, “ces réalisations sont de bon augure”.
Au-delà des chiffres, brandis comme un trophée par le ministre, ce bilan, tel qu’il est présenté, perpétue l’axiome qui dit que le développement économique et social en Algérie est étroitement lié à la bonne santé du secteur de l’énergie. D’ailleurs, le ministre de l’Énergie a évoqué les gaz non conventionnels (gaz de schiste) qui, selon lui, représente une nouvelle source énergétique dans un contexte de besoins croissants du marché national et de la demande du marché gazier international. Même s’il a tempéré ses propos en déclarant que l'Algérie ne compte pas exploiter le gaz de schiste avant 2030, Mustapha Guitouni a, néanmoins, précisé que “si nous arrivons actuellement à satisfaire la demande locale à 100%, dans quelques années nous n'aurons plus rien à exporter”. Le ministre semble faire fi de la transition énergétique qui pourrait faire économiser d’énormes quantités de gaz au pays.
Pour rappel, en mai dernier, le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, intervenant lors d’une conférence sur la transition énergétique et la diversification économique de l'Algérie au Sénat, a avancé que l’Algérie “sera encore dépendante des hydrocarbures pour une bonne période. Nous souhaitons investir dans le solaire, mais cela nécessite beaucoup d’argent. J’aimerais bien savoir où nous pourrions avoir cet argent”. L’option du “tout hydrocarbure” s’observe également dans la grande volonté et l’empressement affiché à amender la loi sur les hydrocarbures.


Saïd Smati
 


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1 réactions
Brahms le 15/07/2018 à 7h03

Ce pétrole revient de droit à tous les citoyens algériens. Toutefois, un émigré qui a la nationalité algérienne ne touche aucun dividende de ce pétrole. Il paie son voyage 1000 €, pour venir au pays, il paie son passeport 60 €, il n'a aucun avantage particulier. Il ne touche aucun centime du produit intérieur brut algérien. Par conséquent, un baril de pétrole à 20 dollars ou à 150 dollars, je n'y verrai aucune différence car tout partira dans les poches de Total, des américains et de la France.

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