Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Lutte contre le diabète et l’Hypertension Artérielle

Les spécialistes en médecine interne tirent la sonnette d’alarme

Le diabète, les pathologies lupiques (auto-immunes) et les maladies orphelines ont été au centre des premières Journées internationales de médecine interne organisées, ce week-end, par le CHU d’Oran et l’Association des amis de la médecine interne du même hôpital (Aamico). “Certaines pathologies telles que le diabète et l’hypertension artérielle sont aussi dangereuses que le cancer. Simplement, elles sont banalisées et n’inquiètent pas le simple quidam alors que des complications peuvent mener à la mort”, déplore le Dr Saïd Khaled, représentant de l’Union médicale d’Algérie, appelant à un travail de sensibilisation et de prévention sur les risques que constituent ces maladies silencieuses (1 Algérien sur 3 en serait atteint sans le savoir) sur la santé publique afin que les citoyens prennent la mesure des risques encourus. “Ces maladies peuvent entraîner des AVC, des infarctus et des arrêts cardiaques. C’est dire combien elles sont dangereuses”, continue notre interlocuteur en nommant quelques-uns des dangers qu’encourt un hypertendu ou un diabétique qui s’ignore. D’où l’importance du dépistage qui permet, tout à la fois, de poser un diagnostic précis de la pathologie et de déterminer la meilleure prise en charge du malade. Toutefois, dans certains cas, cette équation n’est pas simple, surtout lorsque les moyens matériels ne suivent pas.
Et l’illustration, encore une fois, nous vient de l’hôpital d'Oran qui souffre du manque de moyens pour les soins du pied diabétique. “Dans notre unité, nous soignons tous les jours entre 40 et 50 pieds malades et nos 18 lits sont continuellement occupés”, se plaint le Pr Chami, président de l’Aamico, exhortant les différents établissements publics de santé de proximité (EPSP) à s’impliquer dans la prise en charge de ces malades afin de diminuer la pression sur l’unité du CHU.
Le Pr Chami dénonce également le manque de moyens d’exploration : “Nous avons notamment besoin d’un échodoppler, d’un podoscan, d’un appareil de mesure de la pression transcutanée d’oxygène et d’un certain nombre d’appareils qui permettent de déterminer avec précision le type de maladie”, énumère-t-il, en rappelant que le taux de prévalence en Algérie chez les adultes est de 10%, soit entre trois et quatre millions de diabétiques. Pour lui comme pour d’autres spécialistes interrogés lors de ces journées, l’État doit intervenir pour mettre à la disposition des hôpitaux les moyens nécessaires à l’identification des maladies et leur prise en charge.
Le même constat est dressé pour les maladies orphelines dont la prise en charge est davantage compliquée par la méconnaissance de ces pathologies (seulement 25 sur 8 000 existantes sont répertoriées en Algérie).
L’absence d’un laboratoire national référent pouvant procéder au diagnostic moléculaire et génétique n’arrange pas les choses pour les 10 000 malades (deux millions, selon l’association Shiffa) pour dépister les maladies et prévenir les complications dans la mesure du possible. Autre sujet à controverse abordé par de nombreux participants en marge de la manifestation : le manque d’implication de l’État et des facultés de médecine dans la formation des médecins.


S. Ould Ali

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER