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A la une / Actualité

Il est toujours à la recherche d’une solution durable à la crise du lait

Les tâtonnements du gouvernement

Le gouvernement décide d’augmenter les quotas de poudre de lait des laiteries. Cette décision s’inscrit vraisemblablement dans le cadre des préparatifs du mois de Ramadhan durant lequel, une forte demande en lait est enregistrée. L’Exécutif va, en effet, revoir à la hausse les quantités de matière première destinées aux usines pour qu’elles puissent doubler leur production et, par ricochet, inonder le marché national en sachet de lait de 25 DA. Les laiteries publiques vont d’ailleurs porter leur production de 2 millions de litres/jour à 4 millions de litres/jour.

Les unités privées sont appelées à produire plus de quantités puisqu’elles bénéficieront, elles aussi, de cette augmentation. Les pouvoirs publics veulent, en tout cas, garantir une offre suffisante en produits alimentaires pendant le mois sacré à tous les consommateurs. Néanmoins, si le problème de la poudre, soulevé du reste, à la fois, par les producteurs et les distributeurs, est réglé, celui de la disponibilité régulière du produit sur le marché sera-t-il résolu ? Le scénario des chaînes interminables, formées par les citoyens devant les épiceries, va-t-il se reproduire de nouveau durant le mois de Ramadhan ? Des observateurs très au fait de la filière lait soutiennent mordicus que la tension sur le lait persistera davantage compte tenu de la frénésie qui s’empare des Algériens à l’approche du mois de jeûne.
Pire encore, les détournements de cette matière première pour la fabrication d’autres
dérivés du lait seront effectués indubitablement par certains transformateurs indélicats, échappant ainsi à tout contrôle des agents concernés.
Les récentes mesures prises par les ministères de l’Agriculture et du Commerce, ayant pour but une meilleure distribution du lait à travers la mise en place d’un dispositif de traçabilité, ne seront pas d’un apport efficace dans la stratégie réservée à la filière. Le bon fonctionnement de ces mécanismes demande, cependant, un contrôle plus rigoureux de la part des éléments des Directions du commerce à l’échelle nationale. Car, les gérants des laiteries sont tenus de présenter un document détaillant les quantités produites et distribuées, sur lequel figureront les cachets apposés par les distributeurs, dans le but de définir le circuit réel du lait subventionné.
Les transformateurs doivent présenter, chaque fin de mois, un document détaillé reprenant les quantités produites et les quotas des distributeurs sur lequel seront apposés les sceaux des commerçants en détail du lait pasteurisé. D’où la nécessité de recruter davantage de fonctionnaires pour assurer un meilleur contrôle de tous les maillons de la chaîne, de la production au sein de l’unité jusqu’au consommateur final, en passant par les réseaux de distribution. Il faut dire que la véritable problématique à l’origine de cette crise a été, sans conteste, la diminution des quotas de poudre de lait des laiteries due à la réduction des importations.
Transformateurs et distributeurs s’accordent à dire que les quantités de matière première destinées aux unités de production ont été réduites depuis quelques mois déjà.
Un fait infirmé par l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) qui, à plusieurs reprises, a soutenu que les mêmes quotes-parts des laiteries privées et publiques ont été maintenues et n’ont à aucun moment connu une diminution. Mieux, selon les responsables de l’Office, un stock de plus de 6 mois était constitué.
Cela n’a pas, toutefois, mis fin aux perturbations qu’a subies la filière et aux dysfonctionnements dans le dispositif, allant jusqu’à créer une véritable pénurie du lait en sachet.


B. K.

 


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