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Marché du ciment

Les tensions persistent

Le marché du ciment sous tension. ©D. R.

La spéculation est derrière la flambée des prix du ciment enregistrée aujourd’hui sur le marché.

La demande sur le ciment connaît une très forte tension ces dernières semaines avec des prix qui sont rapidement passés du simple au double. Le sac de ciment de 50 kg, dont le prix réel est de 340 DA, s’est écoulé sur le marché d’Annaba à plus de 1 300 DA. La spéculation sur ce produit ne semble pas se cantonner à l’est du pays, puisque des échos des différentes autres régions évoquent la même situation.
Selon un promoteur immobilier de la région de Tizi Ouzou, “le marché du ciment est complètement sous tension, ces dernières semaines. Certes, la spéculation y est pour beaucoup, mais il n’y a pas que cela. Même quand on est, en tant que promoteur, conventionné avec une cimenterie, nous n’avons pas régulièrement les quotas convenus”. Souvent, ajoute-t-il, les quantités sont revues à la baisse. Et quant le promoteur doit répondre à un programme chargé, il est dans l’obligation de s’approvisionner ailleurs. Par ailleurs, les promoteurs n’ayant pas de programmes conséquents, revendent leurs quotas non utilisés sur le marché parallèle. Dans la wilaya de Bouira, par exemple, la spéculation qui bat son plein est en partie amplifiée par la fermeture de la cimenterie de Sour El-Ghozlane pour cause d’entretien annuel des installations. Chaque année, en pareille période, a lieu la fermeture de cette cimenterie. Ce déficit, engendré soit par les arrêts techniques des usines ou les perturbations en matière de production et de distribution, aurait pu être comblé comme chaque année par l’importation. Malheureusement, les licences d’importation tardent à être lancées. Ce qui fait que cette pénurie de ciment impacte les chantiers de l’habitat et les seuls bénéficiaires restent inéluctablement les spéculateurs. Pourtant, l’année 2017 devait être celle de la fin de l’importation du ciment par l’Algérie, selon les pouvoirs publics qui comptent, pour la réaliser, sur des cimenteries réalisées ou en voie de l’être à travers différentes régions du pays, dont la capacité de production globale annuelle devra non seulement combler le déficit mais ouvrir les portes à l’exportation. Le programme de rénovation et d’extension des capacités des cimenteries publiques devait porter ses fruits l’année en cours. Conjugué à l’entrée en production de la cimenterie privée en partenariat avec Lafarge à Biskra, cette augmentation de l’offre publique en un mot devait couvrir 100% les besoins de l’Algérie. L’Algérie devait devenir exportateur net de ciment. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Elle commencera à exporter en 2018. La montée en cadence en termes d’exportation de ciment interviendra une année plus tard. Les autorités reconnaissent, en effet, une possible surcapacité de 10 Mt en 2019. Pour ce qui est de la demande de ciment en volume, elle est en croissance d’environ 5% par an, depuis 2000. En 2016, le marché a ralenti avec une baisse de 4% pour atterrir à 25,7 Mt, la tendance 2017 est du même acabit avec une baisse de 4% avec la même tendance pour les 3 prochaines années, compte tenu du ralentissement des projets, logements, infrastructures, etc. En parallèle, de nombreux projets fleurissent de partout.

Saïd Smati



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