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Hôtel Mazafran de Zéralda

Les travailleurs réclament le départ du DG

© D. R.

Depuis la fermeture partielle de l’hôtel pour rénovation, les travailleurs sont confrontés au refus de la direction d’appliquer l’accord conclu en 2016 entre le groupe Hôtellerie tourisme et thermalisme et la Fédération nationale des travailleurs du secteur portant sur le volet social.

“Non au chantage, aux humiliations, aux menaces et à la hogra.” C’est le cri lancé par les travailleurs du complexe touristique de Zéralda, qui ont observé, hier matin, un mouvement de protestation devant l’entrée de l’hôtel Mazafran. Depuis la fermeture partielle de l’hôtel pour rénovation, les travailleurs sont confrontés au refus de la direction d’appliquer l’accord conclu en 2016 entre le groupe Hôtellerie tourisme et thermalisme et la Fédération nationale des travailleurs du secteur (FNTTC), portant sur le volet social qui préserve les droits des travailleurs en cas de rénovation. Les choses se sont aggravées depuis la fermeture totale de l’hôtel qui fait que les travailleurs sont sans aucun travail. L’accord en question prévoit la libération des travailleurs en chômage technique le temps de la rénovation ou un départ volontaire. D’ailleurs, une note de l’EGT Zéralda, datant du 20 mars, invitait les travailleurs intéressés par le départ volontaire à retirer la fiche de vœux. Reste que, selon Hakim Moussasseb, membre du conseil syndical de l’EGT Zéralda, cet accord est resté lettre morte et, parallèlement, la direction s’est adonnée au jeu du chantage, à des suspensions abusives et à des dépôts de plainte à l’encontre des travailleurs. Le membre du conseil syndical a expliqué qu’après le début de la contestation, la direction a diligenté un audit dans le seul but d’intimider les travailleurs. Le résultat est que certains travailleurs ont été suspendus soi-disant à la suite de cet audit. 
L’entourloupe n’a pas marché puisque les travailleurs ont été réintégrés après un accord obtenu avec l’union locale de l’UGTA. Pour casser le mouvement de revendication des travailleurs, la direction, qui refuse d’appliquer l’accord sur le départ volontaire, a décidé de fermer les lieux aux travailleurs. Dans une note datée du jeudi 4 avril, la direction a libéré les travailleurs pour une durée de 2 mois depuis hier, dimanche 7 avril, se réservant le droit de rappeler les travailleurs en cas de nécessité. Pour les travailleurs rencontrés hier sur le site, cette note n’est qu’une manœuvre, d’ailleurs, ajoutent-ils, le transport des travailleurs a été supprimé. Ces derniers considèrent que cette décision est illégale puisqu’elle ne définit pas les modalités de cette libération des travailleurs et sa durée. Les travailleurs de l’hôtel Mazafran ne demandent pas moins que le départ du directeur général et du président du conseil d’administration. 
Selon un autre membre du conseil syndical, le président du conseil d’administration est aussi en charge de la rénovation. Ce qui est, selon lui, anormal. D’ailleurs, il demande l’ouverture d’une enquête, dans les meilleurs délais, sur cette rénovation qu’il qualifie de douteuse. Plus explicite, il indique que sur les 419 chambres que compte l’hôtel, la rénovation est terminée dans 150 chambres. Le constat qu’il a fait est que cette rénovation est loin d’être aux normes avec des équipements qui ne répondent pas aux standards des trois étoiles de l’établissement. 
 

Saïd Smati


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