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A la une / Actualité

Hassan Khelifati, P-DG d’Alliance Assurances

“L’État devra se désengager des indemnisations”

Le P-DG d’Alliance Assurances, Hassan Khelifati, hier, à l’édition d’AMC. ©D. R.

Le secteur automobile engloutit, à lui seul, plus de 100 milliards de dinars pour la prise en charge des blessés provoqués par les accidents de la circulation.

Le président-directeur général de la compagnie Alliance Assurances, Hassan Khelifati, a estimé, hier, qu’il était temps de céder la couverture des sinistres aux compagnies d’assurances afin d’inculquer la culture de prévention et de la protection des personnes et des patrimoines, mais aussi des exploitations, aux entreprises, aux particuliers, aux PME-PMI, aux agriculteurs et autres opérateurs économiques du pays. M. Khelifati, qui intervenait lors de la première édition d’Alliance Médias Club (AMC), un espace dédié aux journalistes spécialisés par la compagnie Alliance Assurances, a cité l’exemple de l’automobile qui siphonne plus de 100 milliards de dinars pour la prise en charge des blessés provoqués par les accidents de la circulation. Selon l’orateur, “les indemnisations octroyées par l’État lors des incendies survenus l’été dernier et lors des inondations de Ghardaïa encouragent les entreprises et les agriculteurs à ne pas assurer leurs biens. L’État devra se désengager de ces indemnisations, à défaut on ne pourra guère inculquer la culture de l’assurance”. Selon M. Khelifati, la prime à l’assurance en Algérie est la plus faible dans le monde. Elle n’est que de l’ordre de 15 dollars, alors qu’en Tunisie elle est de l’ordre de 250 dollars et de 400 dollars au Maroc. “Malgré cela, les opérateurs prennent des risques majeurs.” Pour l’anecdote, M. Khelifati a relaté un fait qui se passe de tout commentaire. Il y a un mois, un bateau, en provenance de Chine et qui devait faire escale dans plusieurs pays, a pris feu avec, à son bord, 7 800 conteneurs, dont 20% étaient destinés aux opérateurs algériens. Malheureusement, seul un client était assuré et s’est vu pris en charge par Alliance Assurances.
Les autres, en revanche, ont tenté de souscrire une assurance post-sinistre. Chose que les compagnies nationales ont refusé de faire, sachant que l’assurance n’est pas obligatoire pour le transport de marchandises à l’international. “Les assureurs doivent faire l’effort d’investir dans la prévention. Car, pour le moment, la seule prévention qu’on réalise est celle liée aux visites d’expertise du patrimoine des entreprises en exploitation”, a regretté
M. Khelifati.
Selon le directeur central des indemnisations, Youcef Merahi, “il est nécessaire de rendre obligatoire le caractère de s’acquitter d’une assurance pour protéger ses biens contre toutes formes d’aléas. Actuellement, seulement 10% du patrimoine est assuré, l’obligation faite aux automobilistes d’assurer leurs véhicules est couverte à près de 100%”. Abordant les fausses déclarations, M. Khelifati a reconnu qu’il s’agissait “d’un fait établi et que les entreprises devront développer des systèmes d’alerte. Nous sommes au stade de la réflexion pour mettre en place des applications en interne pour éviter cette fraude. Mais, faudrait-il que les compagnies jouent le jeu et cessent de vendre des assurances au rabais”.
Concernant l’ambitieux projet de la digitalisation du secteur, M. Khelifati a indiqué que sa compagnie, pionnière du projet, a franchi plusieurs caps. “Nous ne cessons de développer des applications pour que le client soit le cœur du métier. Avec notre filiale Orafina, notre objectif est d’abord de maîtriser les process en interne. Suivra Open-Net où le client pourrait suivre son dossier sans contrainte”.
Du reste, la création de son Médias Club se veut une initiative qui vise l’environnement sociétal en passant par la presse, afin d’initier, véhiculer et vulgariser le secteur de l’assurance au grand public.

FARID BELGACEM


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