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MODES DE FINANCEMENT NON CONVENTIONNEL

L’Exécutif avait-il d’autres choix ?

La planche à billets demeure, selon beaucoup d’experts, l’ultime solution qui se présente devant le gouvernement pour financer l’économie nationale. L’Exécutif n’a ainsi pas d’autre alternative compte tenu de la situation difficile que traverse le pays, marquée par une baisse drastique des revenus pétroliers. L’État pouvait éviter l’émission de billets et engager d’autres options durant les exercices 2013, 2014, jusqu’à la fin 2015. Il suffisait de réduire les dépenses publiques et de dévaluer le dinar avec une régulation des flux des revenus entre les différentes couches de la société. Pour certains observateurs, l’on aurait dû anticiper sur le budget de l’État en le réduisant jusqu’à atteindre 50 milliards de dollars dès 2014. Autrement dit, les dépenses ne devraient pas dépasser les 5 000 milliards de dinars qui représentent les recettes prévisibles. Au lieu de suivre cette démarche, l’État a maintenu le même cap et a continué à puiser dans le fonds de régulation des recettes. Au lieu d’injecter tout cet argent dans la sphère économique, l’on continue de le placer dans celle de la consommation. L’on pouvait également orienter ce qui reste des réserves de change vers l’importation des biens d’équipements industriels afin de favoriser des investissements plus sérieux et bénéfiques pour le pays. Aujourd’hui, le pays est devant le fait accompli : il n’a d’autre choix que de faire marcher la planche à billets. Car, les autres solutions ne sont plus possibles présentement. C’est, pour le moment, une nécessité vitale, sinon, le Premier ministre aurait décidé impérativement d’éviter ce genre de financement non conventionnel. Il faut dire qu’avec une telle mesure (planche à billets), le plan d’action d’Ahmed Ouyahia subit d’emblée un manque de crédibilité. Pour l’économiste, Ferhat Aït-Ali, la décision de ne pas recourir à l’endettement extérieur n’est pas prise en application des instructions du président de la République. “Personne ne voudra accorder des crédits à l’Algérie pour qu’elle puisse combler des trous, évalués à 12 milliards de dollars et, qui ne servent à rien. Les prêts sont octroyés avec des garanties. Or, quelles assurances, peut présenter notre pays à l’extérieur ? Les étrangers prêtent, cependant, en fonction de la faisabilité des projets et des capacités d’endettement d’un pays”, explique l’expert. Il estime que les prêteurs motiveront leur refus par l’existence des réserves de change avec quoi il est possible d’affronter la crise. Mais ils peuvent, toutefois, accorder des prêts pour des projets industriels à travers des lignes de crédits. Il est quasiment impossible d’obtenir ces crédits car, cet argent est destiné non seulement à compenser un déficit budgétaire non productif mais il est aussi générateur de dépenses en devises puisqu’il est dédié au paiement des salaires et des revenus sans contrepartie productive. L’usage de l’argent qui circule dans le marché informel ne peut également constituer une solution parce qu’il appartient aux propriétaires alors que le Trésor a besoin de cet argent pour lui et non pas pour le circuit officiel. En tout cas, cette opération a montré ses limites puisqu’elle n’a pas suscité l’adhésion des Algériens par manque de confiance en les institutions de l’État. L’emprunt obligataire, aussi, demeure une mauvaise expérience et ne peut, de ce fait, être une piste à emprunter. Dans d’autres pays, la bourse peut être exploitée en tant qu’instrument de financement efficace mais en Algérie, cet outil reste peu développé, voire léthargique. C’est dire que la planche à billets est devenue une solution à la fois extrême et urgente à laquelle a recouru amèrement le gouvernement. Sinon, l’État sera incapable de payer les salaires et les retraites dans les jours à venir…   


B. Khris


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