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Caisse nationale des retraites

L’Exécutif face à un déficit abyssal

Le constat est clair, connu et convenu : la situation financière de la Caisse nationale des retraites (CNR) demeure très préoccupante, comme le prouvent les chiffres suivants : les recettes de la Caisse s’élèvent à 700 milliards de dinars, dont 100 milliards de dinars de subventions de l’État, alors que ses dépenses annuelles dépassent les 1 200 milliards de dinars. Le déficit est ainsi abyssal. Cela représente, pour un Exécutif en manque de légitimité, un défi encore plus grand lorsque l’on sait que la conjoncture financière dans le pays se dégrade, et qu’elle va de mal en pis. Il est vrai que l’État a injecté, ces dernières années, de l’argent frais créant un appel d’air, mobilisant 500 milliards de dinars dans le cadre de la loi de finances 2018 pour combler le déficit de la caisse. La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas) a également été mise à contribution pour fournir une aide financière à la CNR. Mais cela n’a pas permis à la Caisse des retraites de limiter l’aggravation de son déficit. La Caisse continue d’éprouver d’énormes difficultés à trouver les ressources financières nécessaires à son équilibre et à payer les pensions et les allocations de retraites. Et cette situation ne devrait pas évoluer différemment dans les années à venir, selon certains experts pour lesquels les dépenses augmenteront davantage dans un marché du travail morose, où des milliers de demandeurs d’emploi viendront grossir le rang des chômeurs. Cela n’aiderait pas à élargir l’assiette des cotisations. Le système des retraites est encore lacunaire. Il n’a pas permis une diversification des sources de revenus. La situation est devenue complexe et une réforme du système de retraite n’a jamais été aussi urgente qu’aujourd’hui. Des spécialistes proposent d’ailleurs un système moderne (un système mixte), comme cela a été fait dans d’autres pays. Le système mixte est un régime de retraite à plusieurs piliers. Il comprend un pilier public sans affectation de fonds spécifique, un deuxième pilier entièrement financé et éventuellement des fonds privés constituant le troisième pilier. L’État ne semble, cependant, pas près d’aller dans cette direction, continuant à cultiver une vision à courte vue, bricolant des solutions au fur et à mesure que les problèmes se posent. Décidément, l’État n’a d’autre choix que de faire des efforts financiers supplémentaires, avec des revenus diversifiés, pour éviter un déficit de longue durée de la Caisse des retraites. 

Youcef salami


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