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Régulation de l’énergie en Algérie

L’expertise européenne au service de la Creg

La Commission algérienne de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), en collaboration avec les autorités de régulation de l’énergie de l’Autriche (E-Control) et de l’Espagne (CNMC), a procédé, hier à l’hôtel El-Aurassi, à la clôture du jumelage institutionnel dans le domaine de la régulation de l’énergie en Algérie mis en œuvre en trilatéral en août 2015.
Le projet, intitulé “Renforcement des structures, pouvoirs et compétences de la Creg en tant qu’autorité nationale de régulation”, est financé à hauteur de 1,25 million d’euros par l’Union européenne (EU) dans le cadre du programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association (P3A) entre l’Algérie et l’UE. Selon John O’Rourke, ambassadeur de l’UE en Algérie, “ce projet a connu un franc succès, puisque trente jumelages institutionnels ont été signés dans différents secteurs, dont une quinzaine sont en cours d’exécution, comme la protection des consommateurs, le renforcement des capacités d’intervention de la Protection civile ou encore la gestion intégrée des ressources en eau pour citer les plus récents”.
Ce projet de jumelage a pour but essentiel le renforcement des structures de la Creg sur la base des normes et meilleures pratiques européennes dans le domaine de la régulation de l’énergie. Le projet vise également à contribuer à l’amélioration de la qualité des services ainsi que la surveillance accrue du marché de l’électricité et du gaz à travers des cadres de régulation efficaces.
L’un des domaines les plus importants touchés par ce projet a trait aux énergies renouvelables et à la cogénération. Concernant ce domaine, le projet concerne les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables, l’audit des installations d’énergies renouvelables et l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau.
Concernant les résultats obtenus dans ce domaine précis, le projet a débouché sur des recommandations sur comment promouvoir la production d’électricité à partir de déchets solides urbains, la biomasse et la cogénération. Il a été également question d’adaptation du mécanisme de soutien aux EnR pour l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie éolienne. Le domaine des EnR est un domaine très important, dans la mesure où l’Algérie s’est fixé comme objectif ambitieux d’augmenter considérablement la part des énergies renouvelables dans le réseau électrique.
C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé la SG du ministère de l'Énergie, Fatma-Zohra Cherfi, lors de son intervention lors de cette cérémonie. Les EnR, avec notamment le premier appel d'offres à investisseurs qui sera lancé pour la construction de centrales solaires photovoltaïques d'une capacité totale de 4050 MW, sont au centre de la démarche de l’UE dans son appui à l’Algérie.
D’ailleurs, une convention de financement de ce programme, avec une dotation budgétaire de 10 millions d'euros, a été signée lors du Conseil d'association UE-Algérie du 13 mars 2017. La  clôture du programme de jumelage ne signifie pas pour autant la fin de la coopération, selon le premier responsable de la Creg qui indique qu’il s’agit maintenant de mettre en œuvre toutes les recommandations issues de ce jumelage.
Il indiquera le lancement d’une étude en matière d’efficacité énergétique qui permettra la mise en place d’une nouvelle législation concernant notamment le bâtiment.  


Saïd Smati


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