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A la une / Actualité

La hausse de l’euro imputéE à “des rumeurs”

L’explication à l’emporte-pièce du gouvernement

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a expliqué, hier, la forte hausse de la cotation de la devise, notamment l’euro, face au dinar par “des rumeurs”. “Nous avons besoin, tous ensemble, de semer, de plus en plus, le message d’espoir et la quiétude dans les cœurs des gens. Parce que ceux qui prévoient l’effondrement du monde sur nos têtes sont actifs sur le terrain. La preuve, à quelques mètres de cet édifice, au Square l’échange de la devise est en hausse comme un missile... à cause des rumeurs”, a, toute en légèreté, affirmé le Premier ministre qui a présenté le plan d'action de son gouvernement devant les membres du Conseil de la nation. M. Ouyahia ne précise évidemment pas l’origine de ces rumeurs qui ont donné des ailes à la monnaie européenne l’amenant à franchir la barre symbolique des 200 DA sur le marché parallèle. “L’Algérie n’est pas gouvernée par la rumeur. Nous avons décidé des choses, nous allons les concrétiser”, a-t-il simplement lancé, en ajoutant que le cours des devises est déterminé par la Banque centrale. “Celui qui veut acheter qu’il le fasse. Demain, il va revendre et il reviendra”, a-t-il estimé sûr de lui. L’explication de M. Ouyahia concernant la  baisse du dinar en cette période de l’année ne tient pas la route, y compris pour le commun des Algériens qui savent que ce phénomène intervient après l’adoption, par l’APN, du plan d’action du gouvernement qui prévoit le recours au financement non conventionnel. La monnaie reflète avant tout le degré de confiance des agents économiques et de la population dans les perspectives économiques et politiques de leur pays. Face à la crainte d’une forte dépréciation du dinar qui résulterait du recours à la planche à billets, les devises, notamment l’euro, apparaissent comme des valeurs “refuges”, en l’absence d’autres moyens de placement. Alors que le Premier ministre a tenté, lors de son passage à l’APN, de rassurer quant à l’impact du recours au financement non conventionnel, affirmant que cela n’affectera pas “d’une manière importante” la valeur de la monnaie nationale, une grande majorité d’experts avance le contraire. Pour eux, en effet, le recours à la planche à billets aura une incidence directe sur la valeur de la monnaie nationale. Le Premier ministre a expliqué, hier, que le recours au financement non conventionnel n’est pas un “choix”, mais “un impératif”. “Si nous ne le faisons pas, le mois de novembre, même les parlementaires ne percevront pas leurs salaires”, a-t-il argué. Le non-recours à ce financement engendrera “un arrêt brutal de l’économie nationale”. Poursuivant son argumentaire, M. Ouyahia a indiqué que des projets, dans les secteurs tels que l’éducation et la santé, ont été gelés. Des entreprises privées, qui ont réalisé des travaux pour le compte de l’État, n’ont pas été payées. Certaines ont fermé et plusieurs travailleurs ont perdu leur emploi. “Notre espoir est que dans15 jours à trois semaines, les deux chambres pourront adopter le projet d’amendement de la Loi relative à la monnaie et au crédit pour que le Trésor contracte des emprunts auprès de la Banque d’Algérie”, a indiqué le Premier ministre. M. Ouyahia a annoncé la relance du programme du renouveau rural. Sur le plan social, il a assuré que les transferts sociaux seront au même niveau dans l’avant-projet de loi de finances 2018. C’est le cas aussi pour les subventions. M. Ouyahia a évoqué aussi la poursuite du programme de la mise à niveau des entreprises publiques et économiques. Dans l’agriculture, le Premier ministre a annoncé la poursuite de l’exploitation des fermes-pilotes, indiquant que l’Etat possède 178 fermes-pilotes, en jachère.

Meziane Rabhi


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Brahms le 27/09/2017 à 14h29

Mr Ouyahia. Pour avoir recours à la planche à billets comme le font les Etats - Unis, il faut augmenter automatiquement le PIB (produit intérieur brut) par de nouvelles créations de richesses à défaut, si le PIB descend ou stagne automatiquement le dinar descendra car trop d'argent en circulation ce qui donnera une inflation galopante (prix en hausse) et une baisse du pouvoir d'achat des ménages. Copié ce qui se passe aux USA n'a aucun sens, c'est un très mauvais remède.

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