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Environ 15 000 algériens souffrent de la sclérose en plaques

L’hécatombe d’une maladie aux signes invisibles

La sclérose en plaques (SEP), qui attaque le système nerveux central, inquiète beaucoup les neurologues et autres spécialistes, puisque cette maladie évolue gravement vers l’invalidité en cas d’absence de prise en charge. En fait, cette pathologie neurologique chronique inflammatoire peut porter atteinte à de nombreuses fonctions, tels le contrôle des mouvements ou la perception sensorielle. 

La prévalence actuelle de la SEP oscille entre 20 et 30% pour 100 000 habitants, 26,5% pour être plus précis. L’on compte ainsi pas moins de 15 000 personnes souffrant de cette maladie classée seconde cause de handicap en Algérie après les accidents de la route. Ce tableau descriptif étayé par des statistiques a été dressé, ce jeudi, lors d’une rencontre consacrée à la “sclérose en plaques” en Algérie. Organisé à l’hôtel Mercure, ce rendez-vous scientifique, qui a réuni environ 200 spécialistes, a permis d’aborder les “signes rares et invisibles de la sclérose en plaques”. Plusieurs conférences ont été présentées pour découvrir les manifestations cachées de cette pathologie qui diffère, dit-on, d'un malade à un autre. 
En fait, la découverte des signes de la SEP a toujours posé un sérieux problème, puisque l’on confond parfois ses symptômes avec ceux d'autres maladies neurologiques. D’ailleurs, les intervenants qui se sont succédé à la tribune ont relevé l’importance de la mise à jour des connaissances, à travers l’organisation de telles rencontres dans le cadre de la formation continue. “La rencontre d’aujourd’hui a eu le mérite de permettre d’aborder certains aspects cachés de la maladie, en faisant des liens entre la SEP, les troubles psychiatriques et les troubles visuels”, expliquera le Pr Makri de l’EHS Aït Idir d’Alger. L’intervenante insistera sur la nécessité de développer une collaboration entre les neurologues et les psychiatres, et ce, pour pouvoir suivre l’évolution de la maladie. 
L’autre question soulevée est celle liée à la disponibilité des traitements innovants destinés aux personnes souffrant de sclérose en plaques en forme progressive ou rémittente. Pour le Pr Hakim Leklou, chef de service de neurologie du CHU Lamine-Debaghine de Bab El-Oued (Alger), un compromis thérapeutique qui tient compte et de la réalité de la maladie et de la réalité économique s’impose aujourd’hui.
En revanche, le président de la Fédération algérienne des malades atteints de sclérose en plaques multiples, le Dr Smaïl Kerzoua, a remis sur le tapis la sempiternelle “requête” liée à la mise en place d’un registre national de la SEP, sachant qu’“un registre national est un outil indispensable aujourd’hui, et ce, pour mieux calculer la prévalence de la maladie et mieux accompagner les souffrants”

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Hanafi H.


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