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A la une / Actualité

Le premier salon international du textile s’est ouvert à Oran

L’improbable reconquête du marché local

©APS

Le premier Salon international du textile et de la mode a été inauguré hier et se poursuivra jusqu’au 5 avril au Centre des conventions d’Oran (CCO). Cette manifestation est dédiée à un secteur moribond depuis plus de 20 ans. Le salon est organisé en partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie de l’Oranie (CCIO) et la société com Event, avec l’ambition d’encourager un redémarrage du secteur. Près d’une centaine d’exposants de différents produits tels que la maroquinerie, le textile d’ameublement et le voilage ou encore le prêt-à-porter, sans oublier quelques exposants importateurs d’équipements ultra-modernes pour le tissage ou encore pour l’impression des tissus, y paticipent.
Et force est de constater que les entreprises ayant fait le déplacement sont majoritairement chinoises avec une part importante activant dans l’import. Des Tunisiens, du prêt-à-porter, dont le secteur national du textile est en crise, sont également là, non pas pour des investissements, mais en vue de trouver de clients potentiels pour leurs lignes de lingerie. Les Turcs ont, quant à eux, un stand conséquent.
Rares sont les exposants algériens à avoir pu se mettre en valeur que ce soit dans le prêt-à-porter ou dans le textile tout simplement. Certains sont de petites et moyennes entreprises spécialisées dans l’habillement professionnel ou industriel. Un exposant de maroquinerie confirme la crise du secteur en général, expliquant que des mesures globales sont à prendre en priorité dans la production de matière première, comme le coton dont la culture a été stoppée en 1973, ainsi que dans la régulation et le contrôle de la filière des peaux et cuir. Ainsi, dans toute l’Algérie ne subsiste qu’une vingtaine de tanneries alors que les peaux brutes s’exportent vers l’Espagne et l’Italie, entre autres destinations. Récemment, le SG de la Fédération du textile et du cuir affirmait que la production nationale du textile ne représentait que 0,15% du PIB national et un marché de 400 millions de dollars, comblé à 96% par des importations.
Aujourd’hui, des communications sur la redynamisation du secteur et le marché international sont programmées en marge du salon.


D. LOUKIL


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