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A la une / Actualité

Activité de trituration de graines oléagineuses

L’intrigante décision du CNI

Béjaïa, une wilaya aux énormes potentialités économiques. © Archives Liberté

La résolution du Conseil national des investissements a demandé aux départements ministériels concernés d’autoriser des activités dans des wilayas où il “y a un déficit”. Mais, curieusement, la nouvelle instruction du CNI qui indique une liste de “wilayas qui ont fait la demande”, exclut celle de Béjaïa.


Près de 600 jours après le blocage du projet de trituration de graines oléagineuses du groupe Cevital, aucune initiative sérieuse ne semble pointer à l’horizon pour débloquer la situation. Et alors que le groupe agroalimentaire privé espère une décision salutaire du gouvernement, une récente résolution du Conseil national des investissements suscite plus d’inquiétudes.
Selon nos sources, une récente réunion du Conseil national des investissements, que préside le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a retiré de la liste négative
21 créneaux d’investissement inclus dans une “liste négative” de secteurs inéligibles aux avantages fiscaux. Parmi les activités concernées, on trouve celle de “l’extraction d’huiles d’origine végétale (trituration de graines oléagineuses), huiles végétales brutes”. Selon des sources sûres, la résolution du Conseil national des investissements a demandé aux départements ministériels concernés d’autoriser des activités dans des wilayas “où il y a un déficit”. Mais curieusement, la nouvelle instruction du CNI qui indique une liste des “wilayas qui ont fait la demande”, exclut celle de Béjaïa. Pourtant, c’est dans cette wilaya qu’il y a une demande pour la construction d’une usine de trituration de  graines oléagineuses. Selon nos sources, la wilaya de Jijel, où est projetée une usine appartenant à l’homme d’affaires Réda Kouninef, proche du clan présidentiel, figure en bonne place parmi les régions où cette activité peut être exercée.
Dans un décret exécutif publié le 8 mars 2017, le gouvernement avait établi “une liste noire” d’activités qui n’étaient pas éligibles aux avantages fiscaux de l’État. Bizarrement, parmi une liste d’activités que le gouvernement trouvait en saturation, on trouve “l’extraction d’huiles d’origine végétale (trituration de graines oléagineuses), huiles végétales brutes”, une activité qui n’existe même pas dans le pays. Or, cette loi a été promulguée quelques jours seulement avant l’arrivée, au port de Béjaïa, du matériel importé par Cevital. Plus encore, elle est intervenue quelques jours après l’arrivée des machines acquises par le groupe Kouninef. Une coïncidence ?
Le blocage du projet de trituration de graines oléagineuses a commencé en mars 2017. Les autorités du port de Béjaïa ont bloqué les équipements importés par le groupe industriel. Le directeur de l’entreprise portuaire de l’époque, Djelloul Achour, avait tenté d’expliquer ce refus par des raisons fallacieuses. Mais devant les arguments de l’entreprise privée, l’homme s’est muré dans le silence tout en campant sur ses positions.
Il a été promu, depuis, P-DG de la société de gestion des ports. Au début de l’été dernier, Cevital avait tenté de faire entrer les machines par le biais du port de Skikda. Les équipements ont été déchargés et dédouanés. Mais une main invisible est venue, une nouvelle fois, empêcher le transport de ces équipements jusqu’à Béjaïa.
Pis, les machines ont été sorties, de nuit, de l’enceinte portuaire. Elles sont désormais “séquestrées” à Skikda sans un argument légal des autorités.


Ali Boukhlef


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