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A la une / Actualité

Djamila Benhabib lors d’une conférence à Montréal

“L’islamisme est un totalitarisme”

© D. R.

“L’islamisme politique est un totalitarisme, comme l’a été le fascisme et le nazisme. Il doit, à ce propos, être combattu en tant que tel”, a déclaré la militante et auteure algéro-canadienne, Djamila Benhabib, vendredi soir, lors d’une conférence organisée par le Carrefour littéraire de Montréal. Revenant sur la décennie noire avec ses sigles de l’horreur (FIS, AIS, Fida, GIA, etc.), la conférencière a estimé que l’expérience algérienne était peu connue du monde.
Ce n’est qu’à la suite de l’attaque du 11 Septembre 2001 de New York que l’on s’est rendu compte qu’on faisait face à un phénomène transnational, porteur de dangers qui menacent la planète toute entière. Elle en veut pour preuve la montée de l’islamisme et de son bras armé, en l’occurrence l’État islamique, dans nombre de pays, comme la Tunisie, l’Égypte, la Syrie, la Libye, l’Irak, etc. Pour le cas de l’Algérie, la montée de l’islamisme qui a maillé la société repose sur deux leviers que sont le système éducatif et le code de la famille. C’est que, ajoute l’oratrice, la femme a toujours été un enjeu de société. Mais comment en est-on arrivé là ? Mme Benhabib accuse le wahhabisme et les riches monarchies du Golfe de “subventionner” l’islamisme politique qui instrumentalise la religion à des fins de prise de pouvoir. En outre, au-delà des intérêts économiques, l’intervenante s’interroge sur l’alliance nouée depuis 1945 entre les États-Unis et l’Arabie saoudite. “Les États-Unis ont une grande responsabilité dans ce qui arrive aujourd’hui au monde, avec cette flambée du terrorisme”, dit-elle. L’avènement du Printemps arabe a permis l’émergence de mouvements islamistes qui sont portés au pouvoir, bien que les révolutions dans ces pays aient été menées par des sociétés civiles laïques avec à la pointe du combat pacifique la femme démocrate. Mais pour Benhabib, la question demeure entière : comment construire la démocratie dans le monde arabe ? Vaste chantier s’il en est. Pour étayer son propos, l’auteure de Ma vie à contre-Coran avance deux préalables : la séparation du politique du religieux et l’égalité entre l’homme et la femme. C’est de cette seule façon qu’on peut concevoir l’ancrage de la modernité dans le monde arabe, pronostique la conférencière pour qui l’intégrisme est “une idéologie contraire à la démocratie”. La candidate malheureuse du Parti québécois (PQ) à la députation en 2012 et en 2014 dit assumer pleinement la signature du Manifeste de Paris initié par des figures de proue de l’anti-islamisme, comme Mohamed Sifaoui. Ce document revendique la criminalisation du salafisme et l’interdiction des organisations affiliées à la nébuleuse des Frères musulmans. Paraphrasant Nazim Hikmat, la militante qui siège au sein du Réseau international des femmes laïques considère que “la tyrannie n’est pas éternelle”. D’où cet espoir têtu que le combat de Djaout et Alloula ne sera pas vain.


Y. A.       


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1 réactions
fouad le 19/07/2015 à 18h22

pas tres interessent , il fallait plutot parler du totalitarisme economique et financier exercé par les occidentaux y compris par le canada sur les pays pauvres.

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