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A LA UNE / Actualité

L’Intégration dans l’industrie automobile locale

L’objectif est trop ambitieux

Dans la dernière mise à jour économique sur l'Algérie, qui aborde ce mois-ci le thème de l’industrie automobile en Algérie et son potentiel de croissance, le cabinet Oxford Business Group (OBG) estime que l’investissement international dans l’industrie automobile en Algérie s’accroît. Cette croissance intervient, selon OBG, suite à la mise en place de mesures visant à soutenir la croissance de la production manufacturière.
En citant les projets mis en place ou en voie de l’être, OBG souligne que la hausse de la production locale est le résultat des mesures mises en place par le gouvernement pour attirer davantage d’investisseurs, avec l’objectif de réduire la facture d’importation et de diversifier l’économie. Reste que si l’industrie automobile locale semble donc se renforcer, OBG note, cependant, que plusieurs observateurs estiment que l’objectif du gouvernement de parvenir à 15% de production locale d’ici à trois ans et 40% d’ici à cinq ans est trop ambitieux. Alexandre Kateb, fondateur du cabinet de conseil Compétence Finance, a ainsi affirmé à OBG, l’an dernier, que l’établissement d’un écosystème intégré comprenant équipementiers, fournisseurs de pièces détachées et sous-traitants prendrait environ 10 ans. D’autres voix s’élèvent également pour noter que le modèle d’importation de pièces détachées pour un assemblage local revient en fait plus cher que l’importation de véhicules finis. OBG indique qu’en 2017, alors qu’aucune licence d’importation n’avait été accordée, les importations de collections SKD (semi-knocked-down) et CKD (completely-knocked-down) assemblées localement ont doublé pour atteindre 1,8 milliard de dollars, selon des chiffres publiés par l’Agence des Douanes en février, en raison de la hausse des capacités d’assemblage des usines algériennes.
À ce titre, le cabinet britannique précise qu’il existe de possibles indications d’un relâchement des restrictions sur les importations cette année. OBG rappelle que début janvier, le ministère du Commerce a évoqué la possibilité d’un octroi de nouvelles licences d’importation dans les mois à venir.
Des précisions sur les quotas d’importation sont également attendues, le ministère ayant confirmé officiellement que ces quotas affecteront les véhicules de tourisme et utilitaires. Enfin, le cabinet britannique estime que, pour l’industrie automobile locale, des opportunités à long terme se profilent dans la conception et la fabrication de systèmes d’exploitation novateurs développés par les grandes entreprises technologiques mondiales dans le but de concevoir des véhicules connectés. “Ces nouveaux systèmes d’exploitation sont déjà en train de renouveler en profondeur l’industrie automobile, et dans un sens, ce n’est pas un problème pour l’Algérie de ne pas disposer à ce jour d’industrie automobile locale”, a déclaré à OBG Riad Hartani, conseiller stratégique et technologique pour le projet Alger Smart City.

 
Saïd Smati


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