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Créée par les membres dissidents du Snel

L’Onel dénonce les éditeurs fictifs et les importateurs

Le monde de l’édition connaît quelques difficultés de gestion. / ©Archives/Yahia/Liberté

Le président de la nouvelle organisation des éditeurs, dont la mission est de “défendre les intérêts des éditeurs nationaux et de développer l’industrie du livre”, regrette que “50% des aides de l’État attribuées aux importateurs partent aujourd’hui à l’étranger”.

Créée, tout récemment, par une quarantaine de membres dissidents du Syndicat national des éditeurs du livre (Snel), l’Organisation nationale des éditeurs de livres (Onel) monte au créneau pour dénoncer “des pratiques douteuses” et des “dépassements” qu’elle impute à la direction de l’ancien syndicat. C’est d’ailleurs, accusent ses membres fondateurs, la cause directe qui aurait poussé des éditeurs privés et publics à quitter le Snel. “Depuis l’arrivée, en 2009, de la nouvelle direction, nous avons constaté que le syndicat a été dévié de sa ligne de conduite et que les éditeurs ont été dispersés. Nous avons constaté qu’il ne restait plus de professionnalisme au sein de ce syndicat. Nos tentatives de redresser la barre étaient toutes vaines. D’où nous avons décidé de créer notre propre organisation”, explique Mustapha Kallab Debbih, président de l’Onel, dont l’AG constitutive a été tenue décembre dernier en présence de 43 membres fondateurs, entre éditeurs privés et publics ayant décidé de claquer la porte du Snel.
M. Kallab accuse la direction de son désormais ancien syndicat de “ne respecter ni les statuts ni le règlement intérieur”. Selon lui, ces “dérives” se seraient répercutées négativement sur les éditeurs nationaux et que le Snel œuvrerait à défendre “les intérêts des éditeurs fictifs et les importateurs”. À en croire M. Kallab, désormais, il n’y aurait plus de “vrais” éditeurs de livres qui adhèrent au Snel, sinon que “des éditeurs fictifs et des importateurs” lesquels, dénonce-t-il, bénéficient des aides de
l’État au même titre que les éditeurs authentifiés. “L’Onel représente, aujourd’hui, 90% des éditeurs et producteurs nationaux ; elle réunit les éditeurs les plus importants”, à l’instar, énumère-t-il, des éditions (privées) Casbah, Dar El-Houda, Epic, Barzakh, Chihab, ou encore l’Entreprise nationale des arts graphiques (Enag), une maison d’édition publique.
Le président de la nouvelle organisation des éditeurs, dont la mission est de “défendre les intérêts des éditeurs nationaux et de développer l’industrie du livre”, regrette que “50% des aides de l’État attribuées aux importateurs partent aujourd’hui à l’étranger”. Il s’explique : “Les éditeurs fictifs recourent souvent à l’établissement de plusieurs registres du commerce pour bénéficier davantage d’aides et de subventions pour éditer des titres dans des pays étrangers que leurs complices importateurs importent par la suite. Le comble c’est que ces derniers, optant généralement pour des pays arabes, notamment le Liban, sont exonérés d’impôts (conformément aux clauses de la Zale), alors que les éditeurs nationaux doivent s’acquitter des 15% des droits de douane et de 17% de TVA”. “C’est aberrant”, s’offusque-t-il. L’Onel se déclare, par ailleurs, opposée à l’idée d’institutionnaliser un “Salon arabe du livre” tel que revendiqué par le Snel. Ce dernier aurait programmé l’ouverture du “1er Salon arabe” pour le 20 mai prochain, à l’occasion de la manifestation de “Constantine, capitale de la culture arabe”, avant que les membres de l’Onel attirent l’attention du commissaire de cette manifestation pour reporter ce “salon illégal”.
Selon les représentants de l’Onel, l’institutionnalisation d’un salon international nécessite tout un processus de procédures légales qui durent au moins six mois. Un “1er Salon arabe du livre”, expliquent-ils, est une organisation qui doit être institutionnalisée par décret ministériel dont la préparation nécessiterait quelque deux à trois mois, avant qu’il ne soit évalué et validé par la commission nationale des visas, une procédure qui exigerait également jusqu’à 4 mois de travail.

F. A.


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