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Situation de la liberté d’expression dans le monde arabe

L’ONG arabe Anhri épingle l’Algérie

Quels que soient leur nature et leur degré, les atteintes à la liberté d’expression sont choses courantes dans le monde arabe. La situation en Algérie n’y diffère pas beaucoup. C’est là le constat du réseau arabe d’information sur les droits de l’Homme (Anhri) qui vient de publier son rapport pour l’année 2015. Rendu public mardi, le rapport annuel sur la liberté d’expression en Égypte et dans le monde arabe 2015 note, s’agissant de l’Algérie, que “les autorités  prétendent un respect absolu de la liberté d’expression, mais la réalité est tout à fait le contraire”, indiquent les rédacteurs de ce rapport qui énoncent des exemples concrets de violations de la liberté d’expression, lesquels vont des poursuites judiciaires contre les journalistes à la suspension de diffusion des chaînes de télés satellitaires en passant par les restrictions d’activité des militants des droits de l’Homme.
Le rapport cite, entre autres, la fermeture en octobre 2015 de la télévision Al Watan TV pour avoir accueilli Madani Mezrag, l’ancien chef de l’Armée islamique du salut (AIS), note Anhri,  précisant que “sa déclaration a été perçue comme une insulte aux autorités algériennes”. Le rapport relève aussi que “la cour d'appel d’Oran a condamné le journaliste Mohamed Chergui à une année d’emprisonnement et une amende de 20 000 DA, suite à une plainte déposée par le journal El Djoumhouria pour lequel il travaille. Le journaliste est accusé de blasphème envers le prophète Mohammed”. L’ONG arabe rappelle qu’“auparavant, le journaliste avait été condamné en première instance à une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 200 000 DA”. Le cas du correspondant algérien du journal saoudien basé à Londres, Asharq Al-Awsat, Boualem Goumrassa, à qui l’accréditation n’a pas été renouvelée “pour avoir critiqué les officiels algériens” a été également signalé. Au chapitre des droits de l’Homme, l’Anhri s’est intéressée au cas de  Rachid Aouine qui a été condamné en mars à 6 mois de prison assortie d’une amende, par le tribunal de la ville d’El-Oued “pour incitation à attroupement”. Ce défenseur des droits des chômeurs avait posté sur son compte facebook  “des critiques à l’égard de la police algérienne l’accusant d’avoir pris des mesures disciplinaires arbitraires à l’égard de certains de ses éléments. Sa publication a appelé les policiers qui en avaient été victimes à protester”. L’ONG note aussi le cas du journaliste et militant des droits de l’Homme, Hassan Bouras, qui a été arrêté, sa maison perquisitionnée et son ordinateur personnel confisqué. Bouras a été transféré au tribunal d’El-Bayadh, pour être jugé pour “atteinte à corps constitué”, et “incitation a la rébellion armée contre l’État”. Le rapport conclut sur le sort de la militante des droits de l’Homme de Tlemcen, Zoulikha Belarbi qui “a vu sa maison perquisitionnée par les forces de l’ordre après avoir posté sur son compte facebook des caricatures en signe de solidarité avec Bouras” et qui est “poursuivie pour diffamation, et insulte à corps constitué et au président de la République”.  


AMAR R.


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