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Les journalistes de l’APS ont observé hier un sit-in

L’opacité et les pratiques de censure dénoncées

Rassemblement, hier, des journalistes de l’APS. © D. R.

à l’instar de leurs confrères des autres médias publics, les travailleurs et les journalistes de l’agence Algérie presse service (APS) ont organisé hier après-midi un rassemblement de protestation devant le siège de leur direction générale, à Alger. Ils ont organisé cette action de protestation pour s’insurger contre l’opacité et les pratiques de censure qui se sont érigées en règle de fonctionnement au niveau de tous les desks de l’APS. Ils ont crié haut et fort contre la loi de l’omerta imposée aux professionnels de l’information. Cette action a été principalement ponctuée par un sit-in de près d’une heure et d’une marche dans la cour de l’établissement donnant accès au bâtiment abritant le siège du ministère de la Communication. Des journalistes et des travailleurs représentant tous les services et les directions de l’APS ont scandé des slogans hostiles à leur hiérarchie, tout en défendant leur mission de service public. “Non au mépris et à la marginalisation”, “l’APS est un établissement public et non une Sarl”, “Nous sommes au service du citoyen” ou encore “APS horra démokratia” (l’APS est libre et démocratique), ont crié les manifestants qui ont affiché leur détermination à en finir définitivement avec l’ère de la censure et de “la politique de deux poids, deux mesures”. Faisant une longue halte devant le ministère de tutelle, les protestataires ont repris en chœur d’autres slogans pour dénoncer les pressions qu’ils subissent. Ils ont arboré des pancartes écrites en arabe et en français, qui reprennent les revendications des travailleurs. “Pour une réelle ouverture de notre média, et non pas conjoncturelle ou de circonstance”, “Pour une information objective impartiale”, “Pour la réhabilitation du métier de journaliste”  et “Merci le peuple”, sont autant de slogans qu’on pouvait lire sur les affiches dans le cadre de “ce hirak de l’APS”, pour paraphraser un confrère de l’agence officielle. Des reporters ont réitéré, en prenant à témoin les journalistes présents, leur rejet des règles de “camouflage de la vérité ou l’atténuation des faits”. “Nous avons certes couvert les mouvements de contestation populaire, mais avec un minimum syndical, sans pour autant répondre aux exigences du métier”, a reconnu un journaliste de l’APS qui poursuivra : “L’heure du changement a sonné à l’APS et évidemment à tous les niveaux.” Un autre employé enchaînera sur les conditions de travail et les droits élémentaires d’exercice “qui ne sont pas assurés et garantis à l’APS”. Et de poursuivre : “Les travailleurs interpellent depuis plus d’une année  l’administration pour organiser l’élection d’une section syndicale, mais l’administration refuse alors que la commission d’organisation des élections a été mise en place. Nous voulons cette section syndicale pour défendre les travailleurs qui subissent le mépris, la marginalisation et l’injustice.” Ce mouvement de protestation reste tout de même une première dans les annales de l’agence publique d’information.
 

Hanafi H.


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