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A la une / Actualité

Tamazight

L’option marocaine

L’Institut royal marocain de la culture amazigh (berbère) vient d’adopter le tifinagh, un alphabet berbère vieux de quelque 3 000 ans, pour l’écriture de cette langue, de préférence aux alphabets latin ou arabe, a-t-on appris lundi à Rabat auprès de cet organisme.

Les défenseurs de la culture berbère attendaient l’adoption d’une “transcription” unifiée pour l’écriture de cette langue, encore parlée par environ la moitié des Marocains, notamment en vue de son intégration dans le système scolaire du royaume.
L’Institut royal — créé en 2001 par le roi Mohammed VI du Maroc —, a fait “le meilleur choix en adoptant cet alphabet identitaire”, a déclaré à l’AFP Brahim Akhiat, membre de cet institut et président de l’Association marocaine de recherches et d’échanges culturels (Amrec). “L’utilisation du tifinagh est extrêmement simple”, a assuré M. Akhiat en évoquant à titre d’exemple une version tifinaghe du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, largement diffusée au Niger et au Mali. L’Institut royal de la culture amazighe a été chargé par le souverain marocain de mettre en place des programmes d’enseignement du berbère dans les écoles primaires du royaume.
Le choix de l’alphabet à utiliser a fait l’objet d’une polémique qui a opposé les partisans de transcription du berbère en caractères arabe, latin ou tifinagh. Ce débat avait conduit les autorités à reporter le démarrage des cours de berbère à la prochaine rentrée scolaire, a indiqué M. Akhiat.