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la demande de sa libération rejetée pour la troisième fois

Louisa Hanoune maintenue en prison

© Archives Liberté

De l’avis de ses avocats, la militante politique présente toutes les garanties lui permettant de recouvrer sa liberté avec l’engagement de se présenter à tous les actes de la procédure et de tenir informé le magistrat instructeur de tous ses déplacements.

La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, sous mandat de dépôt à la prison militaire de Blida depuis le 9 mai dernier, est maintenue en détention. La chambre d’accusation près le tribunal militaire de Blida a rejeté, hier, pour la troisième fois, une demande de remise en liberté provisoire introduite par le collectif de défense. C’est le secrétariat permanent du bureau politique du Parti des travailleurs qui a annoncé la nouvelle, par le biais d’un communiqué rendu public hier. 

De l’avis de ses avocats, la militante politique présente, pourtant toutes les garanties, listées dans les articles 123 et 124 du code pénal, lui permettant de recouvrer sa liberté avec l’engagement de se présenter à tous les actes de la procédure et de tenir informé le magistrat instructeur de tous ses déplacements. La souplesse de la loi, qui considère la détention préventive comme une mesure exceptionnelle, n’a pas été visiblement prise en compte par le juge d’instruction en charge du dossier. 
C’est du moins ce que suggèrent les membres du secrétariat national du parti, dans le communiqué diffusé quelques instants à peine après la notification du rejet. “Aucune raison n’est valable pour justifier son maintien (Louisa Hanoune, ndlr) en détention provisoire qui devient de fait une condamnation provisoire puisqu’elle est privée de liberté et de ses droits politiques et civiques depuis 68 jours. Le maintien de Louisa Hanoune en prison s’inscrit dans la nouvelle offensive des autorités contre la démocratie et les libertés”, ont-ils estimé. 
D’autant que Louisa Hanoune souffre de quatre pathologies chroniques nécessitant une prise en charge médicale stricte. Considérant la conjoncture politique difficile et surtout les velléités des autorités du pays à étouffer la révolution citoyenne par la répression, il était prévisible que la justice ne concède pas la libération de la SG du Parti des travailleurs, accusée de “conspiration dans le but de porter atteinte à l’autorité d’un chef militaire” et de “complot en vue de changer le système”, à la même enseigne que l’ex-conseiller à la présidence de la République Saïd Bouteflika et les deux anciens patrons du DRS (Département du renseignement et de la sécurité), soit les généraux à la retraite Mohamed Mediène et Bachir Tartag. Elle encourt, au regard de l’article 77 du code pénal, de 5 à 10 ans de peine privative de liberté, voire la peine capitale. Sous le chef d’inculpation d’atteinte au moral des troupes, trois autres personnalités nationales ont été placées sous mandat de dépôt, quelques semaines plus tard. 
Il s’agit des généraux à la retraite Hocine Benhadid (75 ans) et Ali Ghediri (64 ans), ainsi que de l’ancien responsable de l’ALN dans la Wilaya IV pendant la guerre de Libération nationale, Lakhdar Bouregâa, 86 ans. Des dizaines de jeunes manifestants, dont deux femmes, croupissent également en prison pour avoir porté la bannière amazighe pendant les marches du vendredi ou confectionné des pin’s à l’effigie du symbole identitaire berbère. 
Chaque mercredi, depuis le début du mois de juillet courant, un rassemblement est organisé devant la cour d’Alger pour leur libération, exigée fortement par des dizaines de milliers de citoyens les vendredis. 
Le Parti des travailleurs et le Comité national pour la libération de Louisa Hanoune se concertent sur les voies permettant une plus grande mobilisation sur le terrain autour du sort des détenus politiques et d’opinion. .


Souhila Hammadi


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