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Mesures liées à la crise sanitaire

Lourd impact financier pour Air Algérie

Des avions cloués au sol après l’arrêt des dessertes consécutif à la crise sanitaire. © Archives Liberté

“Des avions au sol ont plus de risques d’être endommagés…”, note le chargé de communication d’Air Algérie. 

à l’instar des autres compagnies aériennes de par le monde, l’activité commerciale d’Air Algérie est à l’arrêt depuis fin mars. Tous les pays ont procédé à la fermeture du ciel suite à la propagation rapide du Covid-19. Du coup, toute la flotte de la compagnie nationale, composée de 56 avions, a été clouée au sol. L’activité cargo a été cependant maintenue pour les approvisionnements à partir de l’étranger notamment en produits essentiels, les intrants des produits pharmaceutiques, le rapatriement des dépouilles et le courrier.

L’entreprise assure également les rapatriements des Algériens. Le dernier en date est celui effectué à partir d’Istanbul en Turquie où étaient auparavant bloqués quelque 750 Algériens. La prochaine opération de rapatriement est prévue à Dubaï.  Le service de maintenance est par ailleurs mobilisé, souligne Amine Andaloussi, chargé de communication à Air Algérie. “Le stockage des avions nécessite des opérations de maintenance et d’entretien conformément au protocole dicté par les constructeurs Boeing, Airbus…Car, des avions au sol ont plus de risques d’être endommagés. Les réacteurs ont été ainsi couverts par des bâches spéciales. Si cela dépasse un mois, un autre protocole de suivi sera mis en exécution”, indique Amine Andaloussi.

La reprise était prévue initialement pour le 5 avril mais puisque la crise sanitaire persiste toujours, on l’a repoussée à une date ultérieure, c'est-à-dire, affirme-t-il, à la réouverture du ciel par tous les États. Ce qui aura un impact terrible sur le plan financier. “La crise est venue de manière brutale. Nous avons commencé à couper les liens aériens avec la Chine car le taux de remplissage était quasi-nul. Puis c’était l’Europe puis l’Afrique. Ensuite, est venue la note du gouvernement interdisant même le transport inter-wilayas. L’absence d’activité commerciale a forcément des répercussions sur les finances de la société”, avoue notre interlocuteur. Toutes les agences ont été également fermées.

Et pour répondre aux doléances des clients surtout pour les remboursements, la direction s’est appuyée sur son call center. À ce propos, “nous avons rassuré nos passagers que leurs billets sont valables jusqu’au 31 décembre prochain. Le choix est toutefois laissé au client soit d’être remboursé, soit de faire un échange sans frais et sans pénalités, ou bien encore de l’utiliser durant la période de validité jusqu’à la fin de l’année”, précise le même responsable. Selon l’IATA (Association internationale de l’aviation civile), les gouvernements africains doivent venir en aide aux compagnies aériennes qui traversent en ce moment une période difficile.

Car, un poste d’emploi dans l’aviation génère 24 emplois directs et indirects. D’où l’impératif d’apporter le soutien nécessaire à ces compagnies. Sinon, elles risquent de mettre carrément la clef sous le paillasson. L’année écoulée déjà, une saison ordinaire, 23 compagnies dans le monde ont cessé leur activité.

 

 


B. K.


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