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Marchés informels

L’UGCAA propose la légalisation des marchands

Les marchés informels, une entrave au commerce officiel. ©Yahia/Archives Liberté

Le programme dit des “100 locaux par commune”, s’il avait été bien étudié, notamment pour les lieux de leur implantation, aurait été une solution idoine pour l’installation de ces commerçants illégaux.

L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), aile Taklicht, appelle les pouvoirs publics à convaincre les vendeurs activant dans le marché informel à officialiser leurs activités commerciales. Au lieu de les traquer à chaque fois à l’occasion du mois de Ramadhan, le secrétaire général de l’UGCAA, M. Djamel Taklicht, propose leur insertion dans le circuit officiel.
“Ramadhan, est le mois de la miséricorde. Si l’on continue à chasser ces marchands présents à longueur d’année de ces marchés anarchiques, très prisés par les ménages, soit dit au passage, pour les prix abordables pratiqués, l’on risque de provoquer une pénurie des fruits et légumes et des produits alimentaires de base, synonyme de flambée des prix”, estime M Taklicht. L’éradication de ces espaces, aussi illicites soient-ils, argue-t-il, crée une situation de monopole des grossistes qui fixeront à leur guise les prix sur le marché.
“Nous, à l’UGCAA, nous proposons aux ministères du Commerce et de l’Intérieur de faciliter les procédures pour que ces revendeurs des marchés noirs puissent obtenir un registre du commerce et exercer dans des places commerciales réglementaires”, a indiqué le SG de l’UGCAA au cours d’une conférence qu’il a animée hier à Alger. Pour lui, l’État doit penser aussi aux citoyens ayant des bourses moyennes, désabusés aux perpétuelle érosion du pouvoir d’achat. M. Taklicht dénonce la désorganisation qui caractérise le circuit de distribution de ces produits où règne, dit-il, une anarchie totale. Il parle d’un “déséquilibre énorme” des prix entre les producteurs, les grossistes, les détaillants… L’intervention des agents du commerce à travers un contrôle plus rigoureux doit être de mise. “Il n’y a ni facturation ni chèque, chaque intervenant sur le marché ne cherche que ses propres intérêts”, déplore M. Taklicht. Certains spéculateurs parmi les grossistes en produits alimentaires ne se contentent pas de stocker des produits de large consommation afin de créer une pénurie dans le but d’augmenter les prix mais mettent également en vente des marchandises périmées. Celles-ci atterrissent dans les marchés parallèles et sont affichées à des prix trop bas. “L’économie algérienne est devenue un simple trabendo”, ajoute-t-il.
Le programme des 100 locaux par commune, s’il avait été bien étudié au préalable, notamment pour les lieux de leur implantation, aurait été une solution idoine pour l’installation de ces commerçants illégaux sur les marchés classiques au sein des différentes localités.
Par ailleurs, l’UGCAA exprime sa solidarité avec les commerçants du parc des loisirs de Ben Aknoun, auxquels les autorités ont décidé de détruire les locaux pour des opérations de réaménagement et d’extension. “Nous ne sommes pas contre ce projet de modernisation du parc mais ces commerçants y exercent leur métier depuis 30 ans. Si vous voulez développer le parc, il faut les insérer dans le projet. Sinon, donnez-leur une alternative”, suggère M. Taklicht. Ils sont quelque 160 commerçants concernés par cette mesure, faut-il le souligner. Face à cette situation, il est impératif d’accélérer l'exécution des programmes retenus pour la réalisation de marchés de gros et de proximité permanents pour les produits alimentaires en vue d'une meilleure régulation de l'activité du point de vue des prix et disponibilité. L'absence de tels espaces a généré une perturbation du marché en matière de disponibilité, de prix et de salubrité en raison du manque de contrôle.

B. K.


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