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A LA UNE / Actualité

Mohcine Belabbas à la réunion des partis progressistes maghrébins à Tunis

“L’UMA ne peut conduire vers le progrès”

Mohcine Belabbas, président du RCD, lors de son allocution à Tunis.. © D.R.

Le président du RCD a appelé à réfléchir au type de cadre à mettre en place pour bousculer le statu quo de l’ordre établi.

Dans le prolongement de l’initiative visant à créer une instance de débat et de propositions susceptibles de dégager des convergences en vue de bousculer le statu quo dans lequel s’est engluée la construction maghrébine, lancée à Alger, début février, par des partis progressistes de Tunisie, du Maroc et de Libye, en marge du congrès du RCD, un des principaux animateurs, une conférence sur les “défis du développement et du progrès en Afrique du Nord”, s’est tenue hier à Tunis en présence de nombreux leaders de partis progressistes de Mauritanie, de Tunisie, du Maroc, d’Algérie et de Libye.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le président du RCD, Mohcine Belabbas, a appelé à hâter la mise en place de ce cadre de débat à même de rassembler les peuples nord-africains qui ont en partage l’histoire et un destin commun. Même s’il admet l’existence de difficultés, il ne cache pas, cependant, son optimisme. “Le chemin peut être long mais nous devons lancer le débat sur cette perspective et l’élargir aux autres forces politiques, sociales et citoyennes inscrivant leur approche dans la tolérance et le progrès.” “Je suis convaincu que si nous arrivons à populariser notre initiative, elle sera vite portée par de larges couches de nos populations. Il nous appartient à nous, partis progressistes, d’affirmer notre capacité à engager les débats et les actions nécessaires à une intégration nord-africaine démocratique”, soutient-il dans cette allocution publiée sur le site du parti. “Il y a lieu donc de réfléchir au type de cadre à mettre en place pour bousculer le statu quo de l’ordre établi”,
ajoute-t-il. Parmi les suggestions du RCD, dans un premier temps, figure l’élaboration d’une charte souple qui puisse permettre l’adhésion du plus grand nombre. Il s’agira essentiellement de définir “les convergences structurantes pour une meilleure coopération entre les États (…)”, “la perspective et les objectifs intermédiaires à atteindre (solidarité démocratique, prises de positions communes sur des événements importants, manifestations communes…)”, “les engagements (respect des libertés démocratiques, de conscience, égalité en droits…” et “les instruments ou modalités (tenue régulière du forum, échanges entre nos jeunes, conférences thématiques sur l’économie, la sécurité…”. Le RCD préconise également de dégager les priorités qui peuvent être “assumées rapidement”. Aussi, ces partis sont appelés à discuter de la forme des structures à envisager éventuellement pour permettre l’élargissement au plus grand nombre de partis nord-africains, histoire de transcender d’éventuels écueils. “Ce sont ces sujets que nous aurons à trancher car nous devons à la fois proposer ce que nos gouvernements n’ont pas su ou voulu envisager et nous doter d’instruments rapidement opérationnels qui doivent cibler des dossiers dont la mise en œuvre nécessite une familiarité déjà éprouvée dans nos actions passées”, souligne le président du RCD. “Dit plus clairement, nous ne devons rien nous interdire en terme de débat mais nous devons aussi avoir à l’esprit le souci de la concrétisation de certaines de nos actions car les dépits engendrés par les initiatives de nos dirigeants respectifs ont suscité impatience et, ne nous le cachons pas, une certaine méfiance vis-à-vis des annonces trop générales. D’où l’obligation de résultats, ce qui suppose réalisme et crédibilité”, plaide-t-il.

Le coût du statu quo
Rappelant l’engagement du RCD en faveur de la convergence démocratique régionale et évoquant le coût de la non-intégration maghrébine, Mohcine Belabbas a suggéré à demi-mot l’inefficience de l’UMA, structure créée en 1989, mais bloquée par des divergences liées au problème sahraoui, en plaidant, de nouveau, en faveur de la réouverture des frontières avec le Maroc. “Malheureusement, plus d’un demi-siècle après les indépendances, nos États se tournent le dos quand ils ne cultivent pas les animosités et n’amplifient pas les divergences. La fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc est une inconséquence qui ne peut être expliquée par aucun argument rationnel”, soutient Mohcine Belabbas. “Pour nous, l’UMA que le fondateur de notre parti, Saïd Sadi, a qualifiée, à juste titre, de syndicat de chefs d’État, ne peut conduire nos peuples sur la voie du progrès, du développement et de la solidarité”, tranche-t-il. “Pour nous, nos pays respectifs ne peuvent durablement prospérer que dans le cadre d’une Afrique du Nord démocratique”, conclut-il, enfin. Les défis sécuritaires, économiques, sociopolitiques, de la transition démocratique ainsi que la relation entre la politique et la religion dans la région nord-africaine sont autant de thématiques retenues lors de cette conférence.


Karim Kebir

 


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