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Assises nationales de la santé

L’UNPSP dénonce sa marginalisation


Les syndicats du secteur de la santé ont affiché leur exclusion des Assises nationales de la santé tenues en début de semaine. Ainsi, après le Snechu, le SNPSP et le SAP, c’est au tour de l’Union nationale des personnels de santé publique (UNPSP) de monter au créneau pour dénoncer sa marginalisation. “Au moment où les syndicats de la santé attendaient du ministère de la Santé davantage de transparence et de crédibilité dans ses entretiens avec les partenaires sociaux, ce dernier a surpris tout le monde par la tenue des Assises sans y inviter les syndicats du secteur”, lit-on dans le communiqué rendu public. Et de considérer que cette négligence du rôle des syndicats dans la promotion et le développement de la santé, est qualifiée de “marginalisation des principaux acteurs du système de santé algérien”. 

L’UNPSP s’est élevée contre cette démarche, qualifiée “d’étrange, d’incompréhensible et d’injustifiée”, tout en rappelant que cela se passe au moment où l’Union “s’attendait à l’ouverture d’un débat autour d’une vision nouvelle du système sanitaire, en association avec les différents intervenants, pour dégager une vision globale à partir du vécu, tout en tenant compte des politiques de gestion du secteur, qualifiées de stériles et du coup dégager des solutions qui répondent aux attentes de la population”. Il s’agit, selon les rédacteurs du communiqué, de l’amélioration de la prise en charge et des services, en respectant les rendez-vous tout en procédant à une révision de la carte sanitaire actuelle, en veillant au respect des normes nationales avec une équitable répartition des personnels de la santé en couvrant le déficit en spécialistes et la création d’un comité de veille et de perspective. Le syndicat a, par ailleurs, rappelé qu’il détient une vision futuriste pour régler les problèmes du secteur à partir d’une profonde étude menée sur le terrain.

Sur un autre volet, l’UNPSP a rappelé que tout changement doit s’appuyer essentiellement sur les personnels de la santé et les partenaires sociaux, à savoir les syndicats et les associations nationales qui connaissent mieux que quiconque la réalité du terrain car ce sont eux qui vont appliquer les politiques adoptées. Pour étayer leurs propos, les syndicalistes ont rappelé que le changement opéré en 2000 en changeant la dénomination du ministère de la Santé (ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière) est obsolète car deux décennies après, le secteur n’a connu aucun changement ou développement. 

“En tant que partenaires sociaux, nous estimons qu’il est impératif de sortir avec une feuille de route qui ne se contentera pas d’élaborer un plan théorique, mais mettra une batterie de lois efficaces qui devront contrôler la gestion et qui permettra l’amélioration de la gestion, l’humanisation des services sanitaires, l’organisation de l’accueil et de l’orientation, tout en réactivant les commissions locales de prévention et de sécurité, la médiation”, lit-on encore dans le communiqué, dont les rédacteurs soulignent que “la marginalisation pousse à une perte de confiance entre le ministère et les partenaires sociaux”, tout en soulignant que certaines parties investissent dans de tels agissements.

 


R.N.


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