Scroll To Top

A la une / Actualité

Il les accuse d’être les responsables de la crise que traverse le pays

Makri charge le FLN et le RND

Abderezak Makri, président du MSP. ©D. R.

Le refus de participer au gouvernement est “un acte politique” exprimant les “valeurs” des militants du MSP lesquels refusent de travailler avec les “artisans de tous les échecs”, assène M. Makri.

Aussitôt revenu à la tête du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri a repris son discours d’opposant radical au pouvoir. Un discours aux antipodes de celui prôné par son prédécesseur, Abdelmadjid Menasra. Contrairement à ce dernier qui a fait montre durant ses cinq mois de règne, d’un discours plutôt “tendre” avec le pouvoir, Makri se réclame, de nouveau, de l’opposition radicale et refuse, de ce fait, de participer à un gouvernement “d’unité nationale”, tel qu’il lui a été proposé par le pouvoir. Un refus entériné par les membres du Madjliss Echourra ayant majoritairement voté contre la participation au gouvernement lors de la session ordinaire de cette institution du MSP, une sorte de Parlement du parti, tenue ce week-end. “Par votre refus, avec une majorité écrasante, à la participation au gouvernement, vous venez de démentir l’expression en vogue qui dit que ‘tous les politiques ne sont pas kif-kif (les mêmes)’”, souvent utilisée par de nombreux citoyens pour désigner les politiques. Vous venez de leur dire que cette expression est fausse, qu’elle ne s’applique pas à notre parti. Celui qui a encore un doute qu’il nous dise s’il existe quelque parti politique à qui on a proposé des portefeuilles ministériels et qui les a refusés”,
a-t-il remercié les membres du Madjliss Echoura, dans une longue déclaration qu’il a tenue hier lors de la cérémonie de passation de consigne entre lui et son prédécesseur. Pour Makri, le refus de participer au gouvernement est “un acte politique” exprimant les “valeurs” des militants du MSP lesquels refusent de travailler avec les “artisans de tous les échecs”. Il s’attaque particulièrement aux deux partis se partageant le pouvoir, en l’occurrence le FLN et le RND, auxquels il impute l’échec de l’ensemble des politiques suivies par le gouvernement. C’est surtout, enchaîne-t-il, une manière de les mettre devant leurs responsabilités. “Il était temps de dire aux citoyens qui est le responsable du sous-développement, qui est responsable de la pauvreté des Algériens, de la cherté de la vie et de l’inflation, de la crise du logement malgré les énormes dépenses, qui est responsable de la généralisation de la corruption, du chômage et de la harga, des scandales Khalifa et Sonatrach (…) Il était temps que les Algériens, que les électeurs sachent que les responsables de tout cela sont les partis au pouvoir que sont le FLN, son président, son SG, ses cadres et ses élus, et le RND, son président, ses cadres et ses élus”, a fulminé Makri accusant ces deux partis d’être les premiers responsables de quasiment tous les maux qui affectent le pays. Le chef du MSP préfère ainsi continuer à militer en dehors du gouvernement jusqu’à ce que, souhaite-t-il, au jour où les conditions seront réunies pour permettre une compétition politique saine et loyale. C’est l’objectif noble, rappelle-t-il, pour lequel milite l’opposition, allusion aux résolutions de la plateforme de Mazaffran et de la coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD). Cette dernière entité à laquelle il croit toujours malgré sa mise en berne depuis plusieurs mois. “La concertation entre les partis de l’opposition se poursuit toujours. Nous avions quelques différends concernant la participation aux dernières élections (législatives et locales) mais la concertation n’a jamais cessé. Mais, aujourd’hui, le contexte se prête pour relancer la concertation avec les partis de l’opposition”, a-t-il expliqué.

Farid Abdeladim


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER