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Tout en écartant l’éventualité d’un 5e mandat pour Bouteflika

Makri suggère le report de l’élection présidentielle

© D. R.

Dans un post publié, hier, sur sa page Facebook, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, a réitéré sa conviction, qu’il avait déjà exprimée l’été dernier, que l’option d’un cinquième mandat pour le président Bouteflika n’aura pas lieu. D’où, suggère-t-il, désormais, aux décideurs le report, “s’il le faut”, de l’élection présidentielle — légalement prévue pour avril 2019 — à une date ultérieure. Cela, dit-il, à même d’éviter le pire au pays. De son avis, aller à ces élections, en l’absence d’un consensus, y compris entre les forces politiques loyales au pouvoir, c’est aller “vers l’inconnu”. Il appelle ainsi à temporiser jusqu’à trouver un consensus national, non sans mettre en avant sa propre initiative lancée dans ce sens, l’été dernier.
Cette initiative qui, du reste, n’avait pas trouvé preneur, y compris parmi les partis de l’opposition. “Jour après jour, il s’avère que l’horizon se ferme un peu plus sur l’élection présidentielle de 2019 : comme nous l’avions déjà signalé l’été dernier, l’option du cinquième mandat semble s’éloigner davantage. Les forces politiques loyales au pouvoir n’arrivent pas à s’entendre sur un candidat de consensus et l’opposition ne peut pas s’aventurer à participer dans la compétition pour la présidentielle dans le contexte actuel marqué par la confusion générale et en l’absence de garanties pour la tenue d’une élection transparente”, a expliqué le chef du parti islamiste, en regrettant que les conflits au sein même du système rendent l’élection présidentielle de 2019 “complètement fermée”. Il appréhende, de ce fait, de voir la scène politique atteinte de “paralysie générale” si la situation reste inchangée d’ici avril 2019.
C’est-à-dire dans le cas où les tenants du pouvoir s’entêteraient toujours à ne pas lâcher du lest. Pour lui, seul le consensus permettrait une sortie de la crise pour le pays.
D’où son insistance encore : “Décideurs, politiques et sages, soyez sages pour ne pas s’aventurer avec l’Algérie. Venez au dialogue ; venez au consensus national. S’il est nécessaire de prendre plus de temps pour trouver une solution et parvenir à un consensus, que l’élection présidentielle soit alors reportée à une autre date que nous définirons de manière consensuelle. Ne nous menez par cette élection vers l’inconnu.” L’appel de M. Makri s’adresse, néanmoins, exclusivement aux décideurs. Nos tentatives de contacter le chef du MSP pour davantage d’explications ont été vaines.


Farid Abdeladim


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