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A la une / Actualité

Un hommage leur a été rendu hier au Palais de la culture

Mamia Chentouf et ses sœurs moudjahidate

Le réseau Wassila-Avife, avec le concours de la direction du Palais de la culture, ont organisé, hier, à l’auditorium du Palais de la culture, un hommage au combat mené par Mamia Chentouf, décédée récemment, et par les autres moudjahidate. “Nous voulons nous inscrire dans une filiation. Si nous sommes là aujourd’hui, c’est grâce à ces femmes, nos aînées, et à leur combat pour la liberté, l’égalité et la justice sociale”, a expliqué l’une des membres du réseau Wassila, en l’occurrence la sociologue Fatma Oussedik. Cette dernière a également indiqué que le but de son organisation est non seulement de faire sien le message de ces moudjahidate, mais aussi de le “transmettre aux nouvelles générations”. Sous le thème “Algériennes, d’hier à aujourd’hui : hommage aux luttes de libération”, la rencontre d’hier a été l’occasion pour “remercier” toutes ces femmes qui ont fait leur devoir, en apportant leur pierre pour libérer le pays du joug colonial. Y compris ces millions d’Algériennes qui ont œuvré anonymement et ces Algériennes d’origine européenne qui, comme Annie Steiner, Claudine Chaulet, Évelyne Lavalette et tant d’autres, ont épousé la cause nationale. Les représentantes du réseau Wassila ont affirmé qu’à travers cette manifestation, “la génération de femmes conscientes de leur dette envers les moudjahidate” a voulu commémorer “à sa manière” le cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie. Elles ont, en outre, souligné qu’après l’Indépendance, “beaucoup ont tenté de restreindre le combat de Mamia Chentouf et de ses compagnes, de réduire l’impact politique de leur action politique, vitale pour la Révolution”. À l’adresse de l’assistance, mais surtout en direction des moudjahidate présentes dans la salle, parmi elles Louisette Ighilahriz, Hassiba Abdelwahab, Annie Steiner et Évelyne Lavalette, elles ont soutenu que les souffrances subies par les militantes nationalistes “sont devenues un legs pour nous”, non sans rappeler que la génération des femmes de l’Indépendance a “dû aussi conquérir le droit à la parole” et a été soutenue par les moudjahidate. Mamia Aïssa épouse Chentouf est née en 1922. Elle est issue d’une famille de paysans aisés de Tlemcen et a grandi “dans une ambiance nationaliste”. Ancienne militante du Mouvement national, cadre du FLN durant la Révolution et militante du Mouvement féminin national (fondatrice et présidente de la première association des femmes algériennes, créée en 1947 ; présidente de l’Union nationale des femmes algériennes à l’Indépendance), elle est décédée le 10 octobre dernier, à l’âge de 90 ans, à la suite d’une longue maladie.

H A