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Rejet de l’élection présidentielle du 4 juillet

Marche historique des élus à Tizi Ouzou

Marche des élus locaux, jeudi dernier, à Tizi Ouzou.© K. Tighilt/Liberté

Arrivés au monument des martyrs du Printemps noir, situé au carrefour du Djurdjura, les manifestants ont observé une minute de silence à la mémoire des 127 jeunes tombés sous les balles des gendarmes durant le Printemps 2001.

Les élus de la wilaya de Tizi Ouzou ont marché, jeudi, depuis le siège de l’ancienne APC vers celui de la wilaya, et ce, en réponse aux sollicitations de l’administration locale relatives aux préparatifs et à l’organisation de l’élection présidentielle du 4 juillet.
Les élus locaux, notamment des présidents d’APC, leur écharpe tricolore en bandoulière, des élus APW avec à leur tête le P/APW Youcef Aouchiche et même des députés de diverses tendances politiques ont investi la rue pour “rejeter la convocation du corps électoral en prévision de la honteuse élection présidentielle contraire à la volonté des millions d’Algériens”, ont-ils affirmé. 

La marche des élus a démarré depuis l’esplanade de l’ancienne APC, pour parcourir l’avenue Abane-Ramdane. Arrivés au monument des martyrs du Printemps noir, situé au carrefour du Djurdjura, les manifestants ont observé une minute de silence à la mémoire des 127 jeunes tombés sous les balles des gendarmes durant le Printemps 2001. 
Ensuite, ils ont rallié le siège de la wilaya où des courriers individuels quant au refus d’encadrer les élections ont été remis par tous les présidents d’APC présents à la direction locale de la réglementation et de l'administration générale (Drag). Tout le long de leur parcours, les élus ont scandé des slogans hostiles au pouvoir tels que “Ulac el vote ulac”, “Pouvoir assassin”, “Le wali dégage”, ou encore “Bensalah plie bagage”. Le président de l’APW de Tizi Ouzou, Youcef Aouchiche, a, à cette occasion, réitéré “le rejet par les élus des élections de la honte que le régime politique en place veut imposer à la population. Nous joignons notre parole à celle de la population qui rejette déjà cette mascarade électorale et déclarons publiquement que nous n’allons pas prendre part à toutes les étapes de préparation et d’organisation de ce simulacre d’élections”. Même propos chez le P/APC d’Aghrib, Amirouche Messis, qui, de son côté, a rappelé “la position des élus comme étant des représentants du peuple, démocratiquement élus, et non pas ceux d’un système décrié”.

En réponse au porte-parole du gouvernement qui veut remettre en cause la légitimité des présidents d’APC qui veulent boycotter les élections. Par ailleurs, une seconde marche a été organisée, la même journée, par les travailleurs communaux, et ce, à l’appel du Snapap. Cette protesta a regroupé des travailleurs de 63 APC où ce syndicat est fortement structuré. D’ailleurs une représentante du Snapap, Mme Ferroudja Labaden, déclare : “Nous avons même enregistré la présence de travailleurs qui ne sont pas adhérents à notre syndicat car les travailleurs communaux sont venus exprimer leur ras-le-bol et exiger un changement radical dans la gestion sociopolitique du pays et la situation socioprofessionnelle des travailleurs.” 
 

K. Tighilt


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