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Le général a subi hier une deuxième intervention chirurgicale

Me Bachir Mecheri dénonce “une mort programmée” de Benhadid

Le général à la retraite Hocine Benhadid, transféré il y a dix jours au pavillon pénitentiaire relevant du CHU Mustapha-Pacha d’Alger, pour  subir une intervention chirurgicale au service Bichat, spécialisé en orthopédie et traumatologie, après une chute à la prison d’El-Harrach et qui lui a provoqué une fracture du bassin, a subi, hier, une deuxième intervention. Selon son avocat Me Bachir Mecheri, “le général Benhadid a perdu beaucoup de sang à la suite d’une hémorragie. 

Son état de santé s’est sérieusement dégradé et rien n’a été fait pour le sortir de cette situation qui pourrait lui coûter la vie. Le général Benhadid risque de mourir à n’importe quel moment. Je pèse mes mots, il s’agit d’une mort programmée”. Selon la défense, le général à la retraite, incarcéré depuis le 12 mai dernier à la prison d’El-Harrach, “atteint de plusieurs maladies chroniques et osseuses, est, du coup, exposé à des complications médicales très délicates s’il ne bénéficie pas d’une prise en charge conséquente”.

Selon notre interlocuteur, le mis en cause est maintenu au service de réanimation, alors que son état de santé exige, vu son âge avancé et les pathologies dont il souffre depuis quelques années, un garde-malade, c’est-à-dire un membre de sa famille, un de ses proches ou directement son épouse. “Encore une fois, je tire la sonnette d’alarme et j’interpelle la justice. On doit tirer des leçons de la mort du journaliste Mohamed Tamalt et du militant politique Kamal-Eddine Fekhar. La justice algérienne doit empêcher la mort d’un troisième prisonnier dans des conditions similaires”, a affirmé Me Mecheri, qui révèle, par ailleurs, que son client “n’a pas été reconduit à la prison d’El-Harrach après sa première intervention chirurgicale.

Si cela avait été fait, j’aurais, immédiatement, déposé une plainte pour homicide”, mais, souligne-t-il, “son état de santé se dégrade de jour en jour surtout avec la survenue de cette grave hémorragie. S’il arrive quoi que ce soit au général Benhadid, une plainte sera déposée contre le ministre de la Justice et le procureur général. Ce dernier, au courant de sa situation, n’a même pas daigné, pour s’enquérir de sa santé, se déplacer à l’hôpital. Un dossier médical lui a été envoyé mais il n’a pas bougé le petit doigt. La question, aujourd’hui, est de savoir pourquoi on le garde en prison ?”

 

F. B.

 

 


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