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A LA UNE / Actualité

Près de 590 communes relevant de 25 wilayas vivent le stress hydrique

Mise en œuvre d’un programme d’“urgence”

Le désarroi des citoyens face au stress hydrique. © d.r.

Nouveaux raccordements, forage de puits, remise en état de stations de pompage pour la distribution de l’eau, renouvellement des réseaux d’eau potable, camions-citernes… sont les solutions préconisées.

L’État a mis en place une feuille de route pour chaque commune pour pallier le déficit en eau potable enregistré dans ces 25 wilayas. “Près de 590 communes relevant de ces 25 wilayas connaissent un déficit en eau et enregistrent des perturbations de l’alimentation en eau potable(AEP)”, a indiqué Omar Boukaroura, directeur central chargé de l’AEP au ministère des Ressources en eau.
Le responsable a évoqué la mise en œuvre d’un programme d’“urgence”, afin de faire face au stress hydrique dont souffrent les régions confrontées à la rareté de l’eau.
L’État a, pour cela, dégagé une enveloppe supplémentaire estimée à 31 milliards de dinars.
Ce montant sera consacré à l’achèvement de tous les travaux d’entretien et de maintenance des ouvrages et autres équipements. Il s’agit, selon ce responsable, de toutes les opérations ayant trait au forage de puits, de la remise en état de stations de pompage pour la distribution d’eau et du renouvellement des réseaux d’eau potable endommagés. Au ministère, l’on considère que la situation est confortable en termes d’AEP. Cet optimisme trouve son origine dans des quantités non négligeables d’eau emmagasinées lors des dernières précipitations. Ce qui a donné lieu à un taux de remplissage des barrages dépassant les 60%. Les pluies qui sont tombées durant la saison hivernale, ont porté les capacités de stockage des ressources hydriques à plus de 8 milliards de m3. Mieux, il est
attendu que ce chiffre atteigne 9 milliards de m3 dès 2019, grâce aux 80 barrages dont dispose l’Algérie, une fois les 5 nouveaux ouvrages réceptionnés. En dépit de toutes ces données et les promesses de l’Algérienne des eaux (ADE) qui garantit un été plus clément aux citoyens, emboîtant ainsi le pas à la tutelle, des citoyens de certaines communes ont manifesté ces derniers jours pour exprimer leur colère à cause d’un manque flagrant d’eau potable.

Des citoyens mécontents   
Les habitants de Béchar et de Mahelma, pour ne citer que ces deux villes, ont crié leur désarroi quant à la rareté de l’eau. Pourtant, l’ADE s’est engagée pour une AEP permanente pour la région Est du pays ainsi que 5 autres wilayas. L’entreprise s’est appuyée sur les différents projets sectoriels structurants déjà réalisés ou en cours de réalisation. Ces projets s’inscrivent dans le cadre du plan d’action du ministère des Ressources en eau (MRE) en collaboration avec le département de l’Intérieur et des Collectivités locales visant à réduire le déficit enregistré ces derniers mois. L’objectif recherché par la tutelle est d’éviter à tout prix le scénario vécu durant l’année 2017 notamment dans les wilayas d’Annaba et d’El-Tarf où des émeutes ont eu lieu à cause d’un manque terrible en eau potable. Pour ces localités, le MRE assurera de l’eau pendant 16, voire 18 heures/jour. Le programme consiste en de nouveaux raccordements, en de nouvelles réalisations de forages, en la réhabilitation de réseaux, en le recours aux camions-citernes et autres opérations permettant la réduction des fuites.
L’ADE a demandé aussi un financement annuel de 5 à 10 milliards de dinars pour la rénovation du réseau considéré comme une priorité. Ce programme de rénovation va préserver les ressources en eau dans un pays qui recourt aux opérations de dessalement d’eau de mer, très coûteuses, pour satisfaire la totalité de ses besoins. L’Algérie produit, faut-il le préciser, environ 9 millions de m3 d’eau potable/jour, distribués à la population. Pendant l’été, la demande de certaines régions augmentent de 50%. D’où la difficulté de satisfaire une telle demande…


B. K.


 


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1 réactions
Brahms le 15/07/2018 à 19h47

Une maison sans eau c'est invivable. Le problème de tous ces citoyens c'est qu'ils ont construits sur des terrains non viabilisés. Par conséquent, ce problème est récurrent et ce, dans beaucoup de villes.

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