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Convoqué par la justice et contesté au sein de son parti

Mohamed Djemaï s’accroche au gouvernail du FLN

Pressé de toutes parts, Mohamed Djemaï résiste. Le secrétaire général du FLN, réclamé par la justice dans un dossier dont on ne connaît pas encore la teneur, a refusé de céder son poste. Il a, en effet, été maintenu à son poste de secrétaire général à l’issue d’une réunion hier du bureau politique du parti. 

Pourtant, plus tôt dans la journée, des informations indiquaient que l’homme avait cédé son poste à Ali Seddiki. Le député de Tébessa, convoqué par la justice, a même réussi à installer des instances organiques. Il appelle les militants de son parti à “s’unir” derrière lui. Ce maintien au poste de secrétaire général n’est pourtant pas définitivement gagné. Selon des sources internes au FLN, le comité central du vieux parti va se réunir dans un mois pour élire un nouveau secrétaire général. Le processus risque même d’être précipité si Mohamed Djemaï est inculpé dans les prochains jours. Mais il est difficile de conjecturer sur le nom du successeur. Tout le monde au FLN sait que le secrétaire général n’est pas l’émanation de la volonté des militants de ce parti. 
Ce dernier est souvent imposé de l’extérieur par ceux qui détiennent le pouvoir. Les difficultés annoncées pour Mohamed Djemaï ouvrent l’appétit. Pendant que des appels sont lancés pour mettre le sigle FLN au musée, de vieilles figures de l’ancien parti unique travaillent dans les coulisses pour revenir sur le devant de la scène. C’est le cas de l’ancien coordinateur du bureau politique Abderrahmane Belayat. Ce vieux militant travaille actuellement ses réseaux dans l’espoir de revenir. C’est également le sens du combat que mène l’ancien secrétaire général Abdelaziz Belkhadem. L’homme, un des soutiens inconditionnels d’Abdelaziz Bouteflika avant d’être congédié en 2014, garde encore des soutiens au sein du parti. Mais beaucoup lui reprochent d’avoir ouvert les portes du FLN à des militants controversés, comme Mohamed Djemaï et Baha-Eddine Tliba. Et les affaires judiciaires dans lesquelles sont impliqués ces deux députés risquent d’éclabousser l’ancien Premier ministre qui a toujours tenté de garder l’image d’un homme au-dessus de tout reproche. Pendant que la guerre des tranchées connaît son apogée dans les structures du FLN, la commission juridique de l’APN a entériné la levée de l’immunité parlementaire à Berri Saker, à Smaïl Benhamadi et, surtout, à Mohamed Djemaï. 
Ce dernier, qui a renoncé à son immunité parlementaire, sera certainement convoqué par la justice dans les tout prochains jours. En revanche, son collègue d’Annaba, Baha-Eddine Tliba, a, pour l’instant, refusé de le faire. 


A. B.


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