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Nouvelle charge du député contre le SG du FLN

Mohamed Djemiaï tire à boulets rouges sur Ould Abbes

©Liberté

L’ex-chef du groupe parlementaire et actuel député du Front de libération nationale (FLN), Mohamed Djemiaï, accuse ouvertement Djamel Ould Abbes d’être “incompétent” et de “manquer de crédibilité” pour gérer un parti “aussi prestigieux que le FLN qui, plus est, est présidé par le président de la République, le moudjahid Abdelaziz Bouteflika”. “Sa réputation est telle qu’il n’a aucune crédibilité pour diriger un parti comme le FLN, présidé par le président Abdelaziz Bouteflika” a, en effet, persisté à dénoncer, hier au téléphone, Djemiaï, après son coup de gueule exprimé avant-hier en marge de la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire. D’où son appel au président organique du FLN qui n’est autre que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour “intervenir afin de redresser la ligne du parti”. “Aujourd’hui, le parti est très mal géré. Beaucoup de militants sont en colère contre l’actuelle direction qui n’en fait qu’à sa guise, sous la houlette de Djamel Ould Abbes dont l’image est souillée par les scandales que tout le monde sait. Du coup, nous lançons un appel au président du parti, le président la République Abdelaziz Bouteflika pour intervenir et remettre de l’ordre dans le parti”, a-t-il déclaré. Contacté hier, l’élu de Tébessa ajoute encore une couche : “Ould Abbes n’est pas qualifié pour être à la tête du FLN, c’est même une honte pour notre parti.” Selon lui, sa position vis-à-vis du SG du FLN serait partagée par “une grande majorité des militants”. Et si ces derniers, ajoute-t-il, observent le silence jusqu’à présent, c’est surtout, “par respect au président de la République et au vu de la situation difficile que traverse le pays”. Cependant, cela ne l’empêche pas personnellement de monter au front pour vilipender Ould Abbes à qui il dénie y compris le statut de médecin qu’il est. “Sous d’autres cieux, le diplôme de médecin est systématiquement retiré à tout titulaire qui cesse d’exercer son métier pendant une période de 2 ans. Ce qui est donc valable pour Ould Abbes pour avoir cessé d’exercer depuis plusieurs années”, a-t-il asséné. Aux partisans d’Ould Abbes ayant tenu à répondre à ses accusations, Djemiaï dit ne pas “accorder de l’importance” à ceux-là qu’il qualifie “de vulgaires opportunistes” de “vieille devise”. “Ces gens-là sont connus par tous les militants pour n’être que de vulgaires opportunistes. Pour nous, ils ne représentent qu’une vieille devise qui ne sert plus à rien”, a-t-il répliqué. Nos tentatives de joindre le porte-parole du parti, Sadek Bouguetaya, pour avoir la version de la direction sont restées vaines. Le coup de gueule de Djemiaï, faut-il le dire, dissimule mal le malaise qui couve dans la maison du plus vieux parti depuis l’intronisation de Djamel Ould Abbes dont la volonté d’évincer l’ensemble des partisans de son prédécesseur, Amar Saâdani. Évidemment, la situation n’était guère meilleure sous le règne de ce dernier. Les crises sont aussi vieilles que le parti.

Farid Abdeladim


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