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Il s’est éteint hier à l’âge de 81 ans et a été enterré au cimetière de Sidi Yahia

Mohamed Salah Yahiaoui : mort d’un “baron” du boumediénisme

©D. R.

On avait fini par l’oublier tant l’homme a disparu des radars depuis plusieurs années, ne faisant que de rares apparitions lors des célébrations des Fêtes nationales organisées par la présidence ou lors de certains conclaves importants du FLN : Mohamed Salah Yahiaoui, décédé hier à l’âge de 81 ans, presque un illustre inconnu auprès des jeunes générations, symbolise sans aucun doute le “boumediénisme” dans tout ce que l’attribut charrie comme conception de gouvernance et d’orientation idéologique. Membre influent du “clan d’Oujda”, Mohamed Salah Yahiaoui, né en 1937 à Aïn Khadra, dans la wilaya de M’sila, ancien officier de l’ALN, a fait partie du Conseil de la révolution, organisme politique mis en place par le défunt président Houari Boumediene dans la foulée du coup d’État de 1965 contre Ahmed Ben Bella. Après avoir hérité de la direction de l’Académie interarmes de Cherchell, Mohamed Salah Yahiaoui prend les rênes du FLN en 1977. C’est à ce titre qu’il aspire à succéder au président défunt, dont il était très proche, face à son grand rival alors, un certain Abdelaziz Bouteflika. Mais l’armée, par l’entremise de Kasdi Merbah et de l’appui de certains membres influents du bureau politique, décide de l’écarter au profit du Chadli Bendjedid, plus gradé alors, désigné, au terme d’un conclave à l’Enita (Bordj El-Bahri), comme le futur président de la République.
C’est alors qu’il entame un retrait progressif de la scène politique ne faisant que de rares apparitions lors de cérémonies officielles. Celui dont les “décideurs” redoutaient qu’il engageât l’Algérie dans le “communisme”, après avoir affiché son ambition pour briguer la magistrature suprême en 1979, se soignait depuis quelques jours dans un hôpital à Amman, la capitale jordanienne. Ses médecins avaient alors recommandé à sa famille de le rapatrier, n'ayant plus d'espoir de le guérir.
Dans un message de condoléances adressé hier à sa famille, le président de la République évoque un “altruiste de nature, ayant adopté le sacrifice en tant que mode et le martyre en tant qu'aspiration, un compagnon d'arme et un fervent défenseur des principes et idéaux nobles”. “Disciple de l'école des Oulémas musulmans où il s'est abreuvé du fleuve de la clémence, de la droiture, de la fierté et de l'amour de la patrie, ce jeune lion de la Révolution n'a pas manqué à l'appel du devoir, endossant un lourd fardeau que même les braves et les vaillants n'oseraient assumer pour s'affranchir des griffes d'un occupant, qui a accaparé notre chère patrie et pris en esclave son peuple pour plus d'un siècle (…)”, écrit le chef de l’État. “L'indépendance fut arrachée après avoir payé un lourd tribut, les martyrs tombés au champ d'honneur, tandis que d'autres valeureux moudjahidine ont eu le mérite de contribuer à l'édification de l'État algérien moderne, dont le frère Mohamed Salah qui fut un modèle de sacrifice (…)”, ajoute le texte.
Mohamed Salah Yahiaoui, à la demande de sa famille, a été enterré au cimetière de Sidi Yahia en présence de nombreuses personnalités politiques et historiques dont le président de l’APN, le ministre des Moudjahidine et le SG du FLN. “Il était un des héros de la Révolution et un nationaliste, resté fidèle à la génération et au message de Novembre”, a déclaré Zitouni dans son oraison funèbre.

Karim K.


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