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A la une / Actualité

Le chef de cabinet au ministère de l’industrie l’a affirmé hier

Montage automobile : la liste reste ouverte

Mustapha Abdelkrim, chef de cabinet au ministère de l’Industrie et des MInes. © D.R.

L’enveloppe de 2,2 milliards de dollars d’importation en 2017 est justifiée par la montée en cadence dans la production en DKD et en SKD, selon M. Abdelkrim.

La liste des opérateurs prétendant investir dans l’industrie automobile reste ouverte à tous les pourvoyeurs de projets. C’est ce qu’a indiqué, hier, le chef de cabinet du ministère de l’Industrie et des Mines, Mustapha Abdelkrim, affirmant que la liste “5+5 Auto” a été élargie à d’autres opérateurs conformément aux dispositions du décret exécutif n°17-344 du 28 novembre 2017 fixant les conditions et les modalités d’exercice de l’activité de production et de montage de véhicules. L’invité de la rédaction de la radio Chaîne III a estimé que “le gouvernement n’a pas fait les choses à l’envers. Au contraire, nous avons respecté la disposition de la loi de finances complémentaire de 2014 et qui stipulait que les concessionnaires devaient investir dans une activité industrielle ou semi-industrielle dans un délai de trois ans. Je vous le dis, il n’y aura jamais de liste finale”. Du coup, la liste des 40 opérateurs retenue sera élargie pour concerner les 83 dossiers actuellement à l’étude au département de Youcef Yousfi. “Aucun opérateur n’a été oublié. La première liste ne concernait que l’industrie automobile, c’est-à-dire le véhicule de tourisme et le camion. Cette nouvelle liste est étendue aux autres types de véhicules, comme les engins et les motocycles qui représentent plus d’une dizaine de constructeurs. Alors que Kia a été réintégré, certains projets ont été validés et les opérateurs ont été invités à déposer leurs dossiers pour le reste des démarches à suivre.”
Abordant le montant de 2,2 milliards de dollars d’importation en 2017 de kits de montage et la disproportion constatée entre ce montant et celui des importations des véhicules finis selon l’ancien système des licences et des quotas, soit 600 millions de dollars, M. Abdelkrim a réfuté le concept d’“importation déguisée”, affirmant que l’Algérie avait importé pour 7 milliards de véhicules pour un volume de plus 600 000 unités. Selon lui, cette tendance a été inversée grâce aux mesures de restriction prises par le gouvernement pour brider les dépenses en devises. “Au contraire, c’est un signal fort qu’on donne pour le lancement d’une industrie automobile qu’il faudra, par ailleurs, protéger. Le système de licences est une mesure incitative pour les constructeurs de venir s’installer en Algérie.” Pour ce responsable, l’enveloppe de 2,2 milliards de dollars est justifiée par la montée en cadence dans la production en DKD et en SKD. “Avec les parties et les pièces qui seront produites en Algérie, soit 40% du taux d’intégration, le montant du véhicule sera revu à la baisse de 40%. Cela va nous amener à arrêter la liste des différentes pièces et parties concernées par cette industrie”, a expliqué M. Abdelkrim.

500 participants aux journées sur la sous-traitance
Abordant justement le taux d’intégration, ce responsable a indiqué que la rencontre prévue au début du mois de mars sur la sous-traitance apportera plusieurs réponses aux attentes du gouvernement. Cette rencontre, qui verra la participation de 500 opérateurs, sera sanctionnée par la signature de plusieurs conventions sur la sous-traitance. Cela permettra de constituer un écosystème automobile à même d’accélérer l’installation de ces opérateurs, dont certains sont en phase de prospection et de négociations, pour atteindre un taux d’intégration de 40% à moyen terme, et d’aller, comme l’exige la loi, vers l’exportation. “Cela permettra de créer des milliers d’emplois, car le montage automobile n’est pas notre finalité, mais un passage obligatoire d’apprentissage. Ceux qui ne respecteraient pas le cahier des charges seront mis en demeure avant qu’il ne leur soit notifié le retrait de l’agrément, comme il y a également des sanctions pécuniaires allant jusqu’à 10 millions de dinars”, a encore développé M. Abdelkrim. Concernant les prix pratiqués actuellement sur le marché, ce responsable a rappelé que le constructeur doit, au bout de la troisième année, afficher un prix compétitif. “La courbe de cette augmentation a commencé en 2015 à cause de la loi qui exigeait l’intégration d’équipements de sécurité. Ensuite, le système des licences a influé sur les prix pratiqués sur le marché. Concernant le prix des véhicules fabriqués en Algérie, il faudra se référer aux tarifs de l’année 2016. Si on regarde les modèles produits en Algérie, ils sont moins chers que ceux importés en 2016”, a expliqué M. Abdelkrim. Quid du service après-vente ? Aux yeux de ce responsable, “il s’agit d’une obligation prescrite dans le cahier des charges et les véhicules fabriqués et commercialisés répondront aux mêmes conditions que ceux importés. S’il y a des défections, il existe des services au ministère du Commerce qui interviennent pour sanctionner le constructeur”. Du reste, M. Abdelkrim a affirmé que le constructeur devra s’astreindre aux normes de pollution, notamment en privilégiant le montage de kits GPL carburant, et d’aller, durant la prochaine phase, vers le véhicule hybride et électrique pour exploiter les énergies renouvelables.


FARID BELGACEM


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