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Le président du FNA revient sur sa décision de démissionner

Moussa Touati : “Ce n’était qu’une menace”

© D.R.

Après avoir annoncé sa démission de la présidence du Front national algérien (FNA), visiblement sous l’effet de la colère, Moussa Touati, président du FNA, tempère ses ardeurs et informe de l’ajournement de la mise en application de sa décision jusqu’au prochain congrès du parti. Un congrès qu’il compte convoquer juste après la tenue des élections locales du 23 novembre prochain, auxquelles participera le FNA. “Je n’ai pas démissionné, comme cela était relayé par certains médias, mais j’avais plutôt menacé de le faire pour cause de non-respect de notre ligne politique, encore moins des statuts et du règlement intérieur du parti par certains militants et cadres. Ces derniers refusent même de payer la modique cotisation d’adhésion (200 DA). Aujourd’hui encore, j’avertis l’ensemble des militants que je maintiens ma menace de démissionner, voire de quitter carrément le parti et, pourquoi pas, en créer un autre dans le cas où ces gens-là persisteraient dans leur comportement irrespectueux du parti”, a-t-il expliqué, hier, dans une conférence de presse. Mais alors, cette menace, au lieu de la sanction des militants accusés d’indiscipline ? On ne comprend pas que M. Touati ait choisi la solution inverse, à savoir celle de se retirer et, éventuellement, créer un nouveau parti, au lieu de les traduire devant les instances habilitées du parti. Le président du FNA accuse les militants récalcitrants de travailler contre les intérêts du parti et d’entretenir une proximité avec des partis du pouvoir, notamment le FLN et le RND, pendant que lui se réclame de l’opposition. Cette situation de confusion et de conflits qui règne au sein du FNA ne l’empêche pas, toutefois, de décider d’aller aux élections locales. De plus, il persiste à réclamer l’annulation des résultats des dernières législatives. Une contradiction que M. Touati tente de justifier par “la volonté” affichée par le président de la Haute instance de surveillance des élections mise en place par le président Bouteflika, en l’occurrence Abdelwaheb Derbal. “M. Derbal s’est engagé à assurer un scrutin transparent”, ose-t-il croire, même s’il accuse les pouvoirs successifs d’avoir fraudé toutes les élections depuis l’indépendance à ce jour. Partant, le président du FNA veut croire que les prochaines élections locales ne seront pas truquées comme l’ont été les législatives. Comment le FNA choisira ses candidats en prévision de cette échéance, sachant le contexte de crise de confiance dans ses rangs ? M. Touati, dont le discours exprime souvent la chose et son contraire, mise, à ce titre, sur la commission nationale mise en place par le parti pour trier les dossiers de candidature qui lui parviendront de l’ensemble des bureaux de wilaya. “Tous les dossiers de candidature aux élections municipales et de wilaya passeront par la commission nationale avant leur validation”, a-t-il averti.


Farid Abdeladim


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1 réactions
elbahri le 14/09/2017 à 14h41

Une menace!!!....allez prendre votre retraite et menacer vos enfants pas ceux que vous voulez gouverner....

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