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Alors que le pouvoir n’a pas renoncé à ses manœuvres

Multiplication des initiatives pour une sortie de crise

Siège national du Front des forces socialistes. © D. R.

Une réunion restreinte est prévue ce matin au siège du FFS pour apporter les dernières retouches à la déclaration de dimanche.

Les forces de l’alternative démocratique, regroupement des partis d’opposition, ont annoncé, mercredi, au terme de leur réunion, tenue au siège du PT à Alger, une nouvelle initiative dont la forme et les contours seront dévoilés demain, dimanche, à l’occasion d’une conférence de presse qui sera animée au siège du RCD. Si rien ne filtre pour l’heure sur la teneur et la forme que prendra cette initiative, tout porte à croire qu’il s’agira pour les initiateurs d’aller à une grande conférence qui regroupera le maximum de forces politiques et d’acteurs de la société civile et syndicale pour créer un “rapport de force” en faveur de la “révolution”, maintenant qu’il est établi, aux yeux de beaucoup, un “constat d’échec” de la conférence des forces du changement tenue le 6 juillet à l’école hôtelière d’Aïn Benian.

Comme suggéré dans le communiqué qui a sanctionné la réunion de mercredi, les forces de l’alternative démocratique rejettent ce qu’elles qualifient de “politique du fait accompli, qui consiste à vouloir imposer une élection présidentielle dans le seul but de sauver le système/régime en place”. Or, autant l’initiative du 6 juillet, qui a volé en éclats en raison de divergences parmi ses membres initiateurs, que la démarche du Forum civil pour le changement proposant un panel de personnalités, dont certaines ont exprimé publiquement leur désaveu, quand d’autres ont posé des conditions, loin d’être réunies pour l’heure, sont pensées dans la perspective de la réunion des conditions pour la tenue de l’élection présidentielle.

Par certains aspects, elles recoupent la vision de sortie de crise du régime même si elles sont assorties de “préalables”. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, a promptement réagi à l’initiative du Forum civil pour le changement. Un “appui” encombrant et qui n’est pas de nature à chasser les soupçons entourant l’initiative, quand bien même parmi les personnalités proposées se trouveraient des figures crédibles qui jouissent d’un grand respect auprès de la population. Mais pour les forces de l’alternative démocratique, qui n’ont pas commenté l’initiative du forum, aucun dialogue ne peut être entrepris, suggèrent-elles, sans la levée de toutes les entraves à l’exercice des libertés politiques et démocratiques.

Aussi refusent-elles que les détenus politiques et d’opinion soient utilisés comme “arme de chantage” pour quelques dividendes et à l’effet “d’appuyer l’initiative” qui porterait la vision du pouvoir. “Face à la révolution pacifique du 22 février portée par des millions d’Algériennes et d’Algériens, le régime en place, qui cherche à se maintenir coûte que coûte, ne cesse de multiplier les manœuvres et les actes répressifs menaçant de mener le pays vers l’impasse”, ont écrit les forces de l’alternative dans leur communiqué, non sans dissimuler ouvertement leur “inquiétude” après la promulgation du décret présidentiel n°19-179 du 18 juin 2019 portant création d’un service central de police judiciaire de la sécurité de l’armée “en violation de la loi et de la Constitution ouvrant la voie à l’arbitraire et menaçant toutes les libertés fondamentales”, disent-ils.

Ce samedi, une réunion restreinte de leurs représentants est prévue au siège du FFS pour apporter les dernières retouches à la déclaration de dimanche. Comment la nouvelle initiative sera-t-elle accueillie ? Quelles sont ses chances d’aboutissement ? En tout cas, elle ambitionne, si l’on se fie à l’entourage de ces forces, à “fédérer le maximum de forces” pour faire “pencher la balance”. Une chose demeure certaine : elle veut être en “phase totale” avec les revendications du peuple exprimées depuis février dernier. 
 

Karim KEBIR

 

 

 


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