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L’ex-ministre s’est estimée diffamée par la SG du PT

Nadia Labidi réactive sa plainte contre Louisa Hanoune

© Archive/Zehani/Liberte

L'ancienne ministre de la Culture, Nadia Labidi, a relancé auprès du tribunal de Sidi M'hamed, à Alger, la procédure judiciaire de plainte en diffamation contre la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, pour des propos qu’elles a tenus en 2015, où cette dernière l’accusait de “mauvaise gestion” de son secteur et d'être au centre de “conflit d’intérêts”.  L’ancienne ministre a décidé de relancer la procédure judiciaire après que Louisa Hanoune a démissionné de son mandat de député à l’APN.  “Le 7 mai 2015, j'ai déposé une plainte contre Mme Louisa Hanoune pour diffamation auprès du tribunal de Sidi M'hamed. Le tribunal avait entamé la procédure. J'avais été convoquée le 22 juillet 2015 pour confirmer ma plainte et Mme Louisa Hanoune l'a été, elle, le 22 mars 2016, par le juge d'instruction. Elle ne s'est pas présentée bien qu'elle ait déclaré, à de nombreuses reprises, qu'elle était résolue à m'affronter devant un tribunal et à renoncer à son immunité parlementaire dans ce but”, a précisé Mme Labidi dans le communiqué. Mme Hanoune “était protégée par son immunité parlementaire. Aujourd'hui, elle vient de démissionner de son mandat de député. Il n'y a donc plus d'obstacle à ce que l'affaire suive son cours”, a affirmé l'ancienne ministre, ajoutant : “C'est pourquoi j'ai demandé à mes avocats de se rapprocher du juge d'instruction chargé de l'affaire pour que la procédure soit menée enfin à son terme. Aujourd'hui, il y a quatre ans, jour pour jour, que la plainte a été déposée. Ce fut une longue patience. Je suis sûre que M. le juge comprendra ma détermination à ce que justice me soit rendue sans plus attendre désormais. J'ai confiance dans la justice de mon pays”, a-t-elle conclu. Pour sa part, Djelloul Djoudi, chargé de communication au sein du Parti des travailleurs, a indiqué que cette affaire relève désormais du passé, en voulant pour preuve qu’“on vient de terminer une réunion de la direction du parti, durant laquelle on a même abordé la question”, a-t-il affirmé. Et de revenir sur les détails de ce dossier qu’il connaît très bien. “Que ce soit Mme Hanoune ou nous en tant que députés, on a usé de nos prérogatives dans le cadre de la fonction de contrôle parlementaire au sein de la commission des finances, en février 2015, et en plénière, au sujet du conflit d’intérêts où elle a usé de son influence en tant que ministre pour accorder des marchés à son entreprise. On a parlé de dilapidation de l’argent public.” “On a dénoncé le trafic d’une ministre en activité, mais elle ne l’est plus aujourd’hui. Mais si elle insiste sur ça, il n’y a aucun problème pour nous. Et si la justice nous convoque, on a tous les moyens et les preuves pour démontrer qu’il y avait réellement un conflit d’intérêts de la part de l’ancienne ministre”, a-t-il ajouté. Pour Djelloul Djoudi, “l’ancienne ministre a déposé plainte au moment où Louisa Hanoune était députée, mais, maintenant que la SG du PT a déposé sa démission en soutien au processus révolutionnaire engagé par le peuple, l’ancienne ministre prouve qu’elle n’est pas avec le peuple”.  La genèse de cette affaire remonte à 2015. L’ancienne ministre de la Culture a saisi la justice suite à des accusations de la porte-parole du PT sur “un conflit d'intérêts” relatif au “financement public” d'un projet de film (Le Patio) devant être “produit par une société appartenant à la ministre”. L’ancienne ministre avait alors demandé aussi la constitution d'une “commission parlementaire” pour examiner les accusations portées à son encontre par le PT au sujet du financement de certains projets inscrits dans le cadre de la manifestation “Constantine, capitale de la culture arabe” et qu'elle juge “infondées”. Pour sa part, Louisa Hanoune a accusé la ministre de la Culture de lui avoir envoyé une lettre de menaces.

A. R.


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