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Tizi Ouzou

“Ni Belaïz ni Feniche, système rayeh rayeh…”

Marche des robes noires, hier, à Tizi Ouzou. © D.R

Les avocats de la wilaya de Tizi Ouzou ont investi la rue, hier, et pour la troisième fois depuis le début du mouvement populaire, pour exiger le respect de la volonté du peuple quant au départ de tout le système et à l’ouverture sérieuse des dossiers de la corruption. 

La marche a démarré à 10h depuis le siège de la cour de justice de Tizi Ouzou avec la participation d’un nombre impressionnant d’avocats, tous en robes noires. Tout en se dirigeant vers le centre-ville, sous les klaxons d’encouragement et de fierté des automobilistes et conducteurs des bus de transport urbain, les avocats scandaient à tue-tête : “Barakat, barakat min nidham el issabat”, “Mouhamin ghadhiboun, li nidham rafidhoun”, (avocats en colère, au système sont opposants) et encore “Système rayeh rayeh eddi mâak Bensalah et Gaïd Salah” ou “Ni Belaïz ni Feniche, système rayeh rayeh”. 
 “La volonté populaire est non négociable”, “Pour l’ouverture sérieuse des dossiers de la corruption”, “Souveraineté populaire = départ total du système”. “Non à l’autocratie militaro-policière”, “Non au putsch constitutionnel”, “Non à la nébuleuse militaire”, “La main étrangère c’est vous”, “Système dégage”, “Le peuple est source de tout pouvoir”, lit-on aussi sur de nombreuses pancartes et banderoles brandies par les avocats qui ont sillonné les principales artères de la ville de Tizi Ouzou dont la rue Mohand-Saïd-Ouzefoun, les boulevards Houari-Boumediene et Abane-Ramdane avant de regagner le siège de la cour de justice. Sur leur itinéraire, les avocats croisent les greffiers qui, eux aussi, ont organisé une marche, mais en sens inverse. Ainsi, avec l’action simultanée des avocats dont l’organisation nationale a appelé à une grève de quatre jours, et des greffiers qui, d’habitude, permettent à la justice de fonctionner bien qu’a minima, c’est tout l’appareil judiciaire qui était paralysé, hier, dans la wilaya de Tizi Ouzou. 
Toutes les audiences n’ont pu avoir lieu en l’absence de ces deux corps indispensables au fonctionnement de la justice. 


Samir LESLOUS


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