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Le DG de l’Onil l’a déclaré hier à “Liberté”

“Nous n’avons réduit les quotas d’aucune laiterie”

©D. R.

“Nous n’avons réduit les quotas de poudre de lait à aucune laiterie. Nous avons maintenu les mêmes approvisionnements pour toutes ces unités”. Le directeur général de l’Office national interprofessionnel du lait (Onil), M. Fethi Messar, dément de manière catégorique les déclarations de certains producteurs de lait relevant du secteur privé qui dénoncent la diminution de leurs quotas en matière première. Il en veut pour preuve les quantités servies à ces usines en 2015 qui ont avoisiné les 169 000 tonnes. Durant les deux dernières années, l’Onil a dégagé quelque 173 000 tonnes soit un supplément de 4 000 tonnes. Ces chiffres prouvent, souligne M. Messar, que les quantités de poudre de lait n’ont pas été réduites. “Ces laiteries privées tentent d’exercer une pression car, nous avons additionné 30% des quotas initiaux aux unités publiques appartenant au groupe Giplait à l’occasion du mois de Ramadhan dans le but de garantir une offre suffisante sur le marché et faire face à la forte demande pendant cette période”, avoue le DG de l’Onil expliquant cette mesure par le fait que ces usines étatiques se contentent uniquement de produire le sachet de lait pasteurisé à 25 DA et ne détournent pas la poudre pour d’autres produits dérivés. Pas question d’ajouter plus au privé parce que, argue-t-il, il va exploiter cette matière subventionnée de surcroît pour la fabrication d’autres produits. “S’ils veulent plus de quantité, ils n’ont qu’à solliciter les importateurs qui pourront satisfaire leur commande”, indique M. Messar. En tout cas, ce n’est pas l’Onil qui donne la poudre mais il existe une commission interministérielle qui décide sur la base d’études. Interrogé sur la tension qui persiste dans la filière, le DG de l’Office évoque un problème de dysfonctionnements dans la distribution et la spéculation. Les enquêtes menées sur le terrain par les services de l’Office ont confirmé ces perturbations à travers différents cas. Il y a des détaillants qui ont reçu par exemple 1 200 litres alors que le voisin n’a pas été servi. “Quand on demande l’explication au distributeur, il avoue que celui-ci n’a pas ouvert le matin”, affirme M. Messar.
C’est dire que l’Onil ne souffre aucunement d’un problème de disponibilité en matière première d’autant plus que, tel que l’explique le DG, les stocks emmagasinés tiendront jusqu’à la fin de l’année en cours, soit une prévision de 8 mois. L’Office n’est pas confronté, estime-t-il, à un manque de financement pour importer ce produit. “C’est un problème de spéculation qui se situe au niveau de la distribution”, souligne M. Messar. Ce responsable trouve illogique qu’avec les mêmes quantités fournies en poudre, les laiteries produisent moins ! “L’on déduit que la poudre servie prend une autre destination que la production du lait en sachet subventionné. Son utilisation est autre que celle de la production du lait”, révèle-t-il.

B. K.


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