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A la une / Actualité

Ali Bey Nasri, président de l’Association nationale des exportateurs

“Nous ne sommes pas encore aptes à pénétrer les grands marchés”

“Notre pays est en train de s’organiser dans ce sens. Nous ne connaissons pas de réseau international à l’export. Nous n’apparaissons pas encore suffisamment dans le radar des pays exportateurs”, affirme Ali Bey Nasri, président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), qui reconnaît qu’en termes de politique d’encouragement des exportations hors hydrocarbures “nous ne sommes encore qu’au début du processus”. Pour lui, il est primordial d’identifier les filières stratégiques et les destinations les plus rentables et d’évaluer dans le même temps le potentiel agricole que recèle le pays. “Pour le moment, nous ne sommes pas aptes à pénétrer les grands marchés qui exigent de la qualité, la durabilité et des volumes parce que nous méconnaissons le réseau à l’export “, avoue-t-il. Reste à savoir si les prévisions des exportations de produits manufacturés avancées par M. Nasri, qu’il évalue à plus de 2,3 milliards de dollars pour 2018, seront concrétisées. Le choc financier externe subi par l’Algérie dès l’année 2014 pourrait être qualifié de “salutaire” puisqu’il a contraint l’État à revoir sa politique économique et à afficher son option pour l’exportation hors hydrocarbures. Cette volonté politique a été exprimée de manière franche notamment durant l’exercice 2017. L’année dernière, fait nouveau, tous les ministres de la République ont évoqué l’impérative diversification économique fondée essentiellement sur les exportations autres que celles du pétrole et du gaz. Le gouvernement a pris conscience que l’euphorie de l’or noir est révolue. C’est dire que durant l’embellie financière, la question des exportations ne franchissait pas le cap des recommandations théoriques ou des discours. Ce désintérêt marqué par un manque de vision, constitue un véritable frein à l’évolution des exportations en dehors des hydrocarbures. L’autre écueil est le fait de nombreuses entreprises qui n’ont pas jugé utile d’inscrire cette option dans leur management. Leur marché local étant, pour elles, dynamique et suffisamment rémunérateur, ces sociétés ne s’intéressaient pas aux espaces commerciaux d’outre-mer. Néanmoins, pour quelques groupes industriels, à l’image de Cevital, cette dimension à l’export figure parmi leurs priorités. D’où leur réussite, d’ailleurs, à placer aisément leurs produits sur des marchés internationaux concurrençant même ceux des pays les plus industrialisés de par le monde. Cela dit, l’Algérie pose actuellement les premiers jalons d’une stratégie nationale des exportations (SNE) en collaboration avec le centre international du commerce relevant de l’organisation mondiale du commerce (OMC). La Banque mondiale travaille aussi avec le ministère de l’Industrie dans le but d’identifier les filières porteuses de potentiel à l’export. Concernant les contraintes soulevées par les opérateurs, un comité installé au sein de la primature et au ministère des Finances est à pied d’œuvre pour trouver des solutions à tous ces problèmes. Ainsi, la SNE déterminera, entre autres, les potentialités, en terme de compétitivité, des produits destinés à l’exportation.


B. K.  

 


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