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A la une / Actualité

MOHCINE BELABBAS à Béjaïa

“Nous sommes contre une alternance clanique”

Mohcine Belabbas, président du RCD, en campagne électorale. © D.R

“Le pouvoir ne sait pas ce que signifie une gestion efficace. Non seulement il a échoué alors qu’il y a des solutions, mais il veut l’échec de ceux qui réussissent”, assénera le président du RCD.  


Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a réaffirmé, hier, lors de son meeting électoral animé à la cinémathèque de Béjaïa, que son parti est contre Bouteflika et le futur candidat du système. “Nous sommes contre une alternance clanique”, soutiendra-t-il avec force pour couper court aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux au sujet de son parti qui serait favorable au “cinquième mandat de Bouteflika”. Pour le président du RCD, il est clair qu’à l’approche d’une échéance électorale aussi importante que celle de la Présidentielle de 2019, le pouvoir veut conditionner les Algériens. “Pour le pouvoir, c’est être pour ou contre alors qu’il y a des solutions alternatives”, déclarera-t-il, avant d’ajouter, sans aucune ambiguïté, que son parti était déjà “contre le premier mandat de Bouteflika et contre le futur candidat du système”. Abordant les prochaines échéances électorales, Mohcine Belabbas s’est longuement étalé sur la gestion des collectivités locales que préconise son parti lors de cette joute électorale.
Une gestion des collectivités locales, explique-t-il, basée sur “la solidarité, la transparence et l’efficacité”. Trois critères de gestion sur lesquels l’orateur s'est expliqué abondamment dans son intervention. Primo, la solidarité : “Il faut que les P/APC associent les citoyens, à travers les organisations de quartier ou de village, à la prise de décision concernant les choix des projets par ordre de priorité.” Secundo, la transparence : “Il faut que les maires rendent publics leurs bilans au moins tous les trois mois, les débattent avec les citoyens et leur disent la vérité”, insistera-t-il. Tertio, l’efficacité : “La gestion efficace c’est d’anticiper les problèmes. Plus on règle les problèmes avant qu’ils ne se posent, plus on gagne.” “Pour une gestion efficace”, le slogan de campagne retenu par son parti, le président du RCD a eu à le mettre en exergue durant son intervention en faisant le parallèle sur une gestion du gouvernement et une gestion d’une APC par les élus de son parti, en l'occurrence la commune de Hadjret Ennous dans la wilaya de Tipasa. “Le pouvoir ne sait pas ce que signifie une gestion efficace. Non seulement, il a échoué alors qu’il y a des solutions, mais il veut l’échec de ceux qui réussissent”, soutiendra-t-il avant de citer l’exemple du groupe Cevital. “Il veut nous complexer sur cette affaire que nous défendons. En défendant Cevital, nous défendons des milliers de postes d’emploi. C’est le premier exportateur après Sonatrach et c’est le premier privé, qui contribue au budget de l’État. À vrai dire, le pouvoir ne veut pas d'une autonomie financière de la région”, affirmera-t-il sous un tonnerre d’applaudissements de l'assistance. Comme gestion efficace, le président du RCD cite l’APC de Hadjret Ennous, gérée par les élus de son parti depuis 2007. “Nos élus ont hérité de la commune la plus endettée de la wilaya de Tipasa. Aujourd’hui, elle est devenue la commune la plus riche de Tipasa grâce à la gestion efficace de nos élus, qui réinvestissent l’argent de la fiscalité du projet réalisé de la centrale électrique dans d’autres projets”, attestera-t-il.
D'où la sentence de Mohcine Belabbas à l'égard du pouvoir politique, à savoir notamment que “ce n’est pas une crise économique et financière mais c’est une crise d’hommes d’abord. Il faut des hommes compétents à tous les niveaux. Ce n’est pas logique qu’un pays vierge (où tout est à faire) comme le nôtre soit en crise. La politique c’est de choisir entre les acteurs, qui ont des solutions”, et surtout une vision.


L. OUBIRA


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népourêtrelibre le 11/11/2017 à 12h41

Cela ne sert plus à rien de parler... On doit tous agir contre ce spectre Oujdéen à sa tête Bouteflika malade cloué à son fauteuil roulant sur lequel est assis depuis des années... Moi qui suis là à Alger de passage pour 2 mois mon constat est le suivant : Répression, oppression, confiscation, frustration, cherté, ordures, délabrement, affichage anarchique, saleté, islamisation, n'importe qui fait n'importe quoi, anarchie dans tous les domaines, pays livré à lui-même, corruption à ciel ouvert.

muhand le 12/11/2017 à 10h08

Les chiens aboient la caravane passe. Voilà ce que se disent les gueux qui ne veulent pas lâcher me pouvoir. Nous sommes contre une alternance clanique , quelle sentence! Non, comme toutes les dictatures ya si Belabbas l'oligarchie algérienne ne peut être chassée que la force populaire , mais y' à t'il un peuple pour cela ? C'est toute la question.

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