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A la une / Actualité

Fruits et légumes

Nouvelle envolée des prix

Les fruits et légumes ne sont plus à la portée du consommateur. © Yahia Magha/Liberté

Les mandataires expliquent cette flambée par la spéculation en cette période de soudure pour les produits agricoles.

Les prix des fruits et légumes poursuivent leur inexorable courbe ascendante sur les marchés de détails. La spirale de la flambée, enregistrée depuis plus d’un mois, s’inscrit apparemment dans la durée. La hausse de la mercuriale a touché tous les espaces commerciaux. Les tarifs des légumes ont pris leur envol. La tomate qui était à la portée des bourses moyennes, il y a à peine un mois, était affichée hier à 180 DA, voire 200 DA le kilogramme. Une fourchette de prix qui dissuade inévitablement le consommateur, contraint d’effacer ce légume de la liste des achats.
Au marché dit “720” en référence à la cité sise à la commune d’Aïn Naâdja, la courgette, la carotte, le navet et la salade verte ont été fixés à 150 DA. Le haricot vert est proposé à 250 DA ! Le prix du kilogramme de pommes de terre, surnommée “viande des pauvres”, se situe entre 70 et 80 DA. Celui de l’oignon a suivi, lui aussi, la même tendance, en passant de 25 DA à 50 DA. Même topo pour les fruits tels que les raisins dont les prix varient entre 150 et 250 DA le kilogramme. Avec son prix avoisinant les 400 DA, la banane demeure encore inaccessible pour une large frange de la population.
Les gens se rabattent ainsi sur les raisins et la poire vendus à 150 DA. Le président de l’association des mandataires, Mohamed Medjber, estime que cette envolée des prix ne cible que quelques produits. Ce sont, selon lui, les produits agricoles dont la saison touche à sa fin. C’est le cas de la tomate, du haricot vert, de la salade… “On ne peut pas avoir à notre disposition et consommer ces légumes à longueur de l’année”, souligne M. Medjber. Pour cet ancien mandataire encore en activité au marché des Eucalyptus, la production agricole vit deux saisons essentielles.
L’une commence au mois de mai et s’achève au mois de septembre. La seconde s’étale du mois d’octobre jusqu’au mois de mai. “Ce sont des cycles naturels que nous devons accepter”, explique notre interlocuteur. En dehors des saisons, l’on enregistre souvent une forte demande sur un produit alors que l’offre est faible. Ce qui donne l’occasion aux spéculateurs de réviser à la hausse leurs prix, créant ainsi une tension sur le marché.
M. Medjber réfute l’argument de la liberté des prix avancé à chaque fois par les commerçants pour justifier l’augmentation de leurs tarifs. “Du moment qu’il achète avec facture, il doit appliquer un coefficient qui prend en compte les frais de transport et la marge bénéficiaire”, précise-t-il. Il cite l’exemple de la pomme de terre “achetée auparavant à 15 DA et mise dans la chambre froide. Aujourd’hui, le tubercule est sorti du frigo et mis en vente à 70 DA. C’est anormal !”. Des agriculteurs indélicats mettent sur le marché de petites quantités dans le but de faire baisser l’offre, créer une forte demande et maintenir par conséquent les prix à la hausse. Les autorités doivent prendre leur responsabilité et assurer un contrôle rigoureux dans cette filière.
Car la mise au frigo de ces produits agricoles est un système de régulation dénommé (Syrpalac) qui a pour mission principale de mettre un terme, un tant soit peu, à la spéculation. “Il faut que les quantités qui sortent des chambres froides répondent suffisamment à la demande exprimée sur le marché afin de barrer la route à la spéculation”, avoue le président des mandataires. Par ailleurs, les fruits produits localement, affirme-t-il, peuvent couvrir aisément la consommation en termes de qualité et de quantité. Les citoyens peuvent, de ce fait, privilégier le produit local et ne pas recourir systématiquement à l’importation.  


B. K.

 


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