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A la une / Actualité

Exportations hors hydrocarbures

Objectif : 15 milliards de dollars à l’horizon 2023

©D. R.

Le ministère envisage de revoir à la hausse la prime de transport accordée aux exportateurs de produits agricoles.

à compter de ce mois de juillet, le ministère du Commerce établira une feuille de route dédiée aux exportations hors hydrocarbures (EHH). Il s’agit d’un plan d’action fondé sur un certain nombre de réformes qui seront engagées pour améliorer les exportations des produits issus des secteurs autres que ceux du pétrole et du gaz. Le département de Saïd Djellab prévoit une batterie de mesures à même de promouvoir le produit algérien à l’international. L’une des corrections que compte apporter la tutelle touche le fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE).
Le ministère envisage de revoir à la hausse, annonce M. Djellab, la prime de transport accordée dans le cadre de ce fonds aux exportateurs de produits agricoles. “La prime qui sera supportée par l’État sera portée à 15, voire 20% du coût global du transport suivant les prix pratiqués à l’international”, déclare Saïd Djellab. Pour les produits industriels à exporter, cette aide sera déterminée, indique le ministre, en fonction du taux d’intégration. L’autre décision est la création d’un club d’exportateurs qui deviendra l’interlocuteur des institutions concernées par l’acte d’exporter.
Cette organisation sera un espace de dialogue et de concertation, un lieu d’entraide et de mise à niveau des opérateurs intéressés par les exportations. Le ministre du Commerce évoque aussi la mise à la disposition des exportateurs, dès ce mois de juillet, d’un manuel qui retracera le cheminement que doit parcourir chaque opérateur et les démarches à suivre en amont et en aval, pour pouvoir réaliser des opérations d’exportations conformes aux exigences du commerce  international. L’opérateur économique pourra, de ce fait, réussir l’acte d’exporter en maîtrisant toutes les procédures y afférentes. Mieux, Saïd Djellab juge nécessaire d’agréer les exportateurs. Ce travail sera accompli, affirme-t-il, en collaboration avec la direction générale des douanes. L’exportateur agréé bénéficiera ainsi de plusieurs avantages dont le couloir vert, pour ne citer que cette faveur. Même vis-à-vis des partenaires étrangers, cet exportateur aura plus de crédibilité, d’autant plus que l’État algérien se portera garant à son sujet. Il faut noter que toutes ces annonces du ministre s’inscrivent dans le cadre de la mise en place de la stratégie nationale d’exportation (SNE) à travers laquelle l’État estime atteindre l’objectif d’augmenter la valeur des EHH qui, depuis plus d’une décennie, n’arrive pas à dépasser le seuil  de 2 milliards de dollars.
Le business plan du département du Commerce sur les 5 années à venir vise à atteindre au moins 15 milliards de dollars à l’horizon 2023, précise M. Djellab. L’ambition, c’est de tenter d’assurer une couverture des importations par des exportations hors hydrocarbures d’au moins 40%.  

Couvrir 40% des importations
Le ministre cite les 48 millions de dollars engrangés par les exportations de produits agricoles durant les 5 mois de l’année 2018, alors que le montant de l’exercice 2017 était de 69 millions de dollars. “Atteindre 100 millions de dollars des exportations agricoles sera un véritable pic”, commente M. Djellab qui a animé une conférence de presse en marge de la rencontre organisée hier avec les exportateurs. Le fait que les dérivés du gaz exportés soient réduits de 80% entre 2014 et 2017 à 69% des EHH, relève Saïd Djellab, cela prouve que les autres produits (31%) sont de plus en plus exportés. Au préalable, les groupes installés représentant les diverses filières d’activité finaliseront le diagnostic sur le potentiel exportable existant au mois de septembre prochain. Le ministère n’hésitera pas à solliciter l’assistance du Centre du commerce international de Genève afin de bénéficier de l’expérience des autres pays membres. L’implication plus dynamique et efficace des attachés commerciaux au sein des ambassades d’Algérie à l’étranger est également de mise. Car, la diplomatie commerciale algérienne demeure le maillon faible de la chaîne sur lequel doivent se pencher les concepteurs de la stratégie des exportations. Une chose est certaine, dès le mois d’octobre, indique le ministre, une copie finalisée de la SNE sera soumise au gouvernement pour validation. Et la stratégie sera mise en œuvre à partir de l’année 2019.  

B. K.


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