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étude sur le plan de déplacement dans la capitale

Objectif : fédérer les transports urbains à Alger

Transport urbain à Alger : des améliorations et des insuffisances. ©Louiza/Liberté

“Nous envisageons de donner une meilleure offre de transport aux citoyens et aux visiteurs d’Alger”, explique Yacine Krim, président de l’autorité organisatrice des transports urbains et non moins directeur général de l’Etusa.


Pour améliorer le plan de déplacement urbain dans la capitale, le ministère de tutelle a lancé une étude en collaboration avec l’Union européenne. L’objectif recherché est d’atteindre une meilleure organisation et gestion des transports dans le Grand-Alger.
Il s’agit en fait de réussir à y fédérer les transports urbains, à savoir le métro, le tramway, le téléphérique et les trains de banlieue. “Nous envisageons de donner une meilleure offre de transport aux citoyens et aux visiteurs d’Alger”, explique Yacine Krim, président de l’autorité organisatrice des transports urbains, et non moins, directeur général de l’Etusa.
L’autre dossier que l’autorité vient d’ouvrir a trait au transport par bus privés. Plus de 6 000 cars privés appartenant à quelque 3 000 opérateurs circulent dans Alger. À cela, l’on y ajoute les 1 000 autres relevant de l’Etusa. Ces 7 000 bus couvrent mal, estime M. Krim, la capitale et sa périphérie. Certaines zones sont effectivement mal desservies par rapport à d’autres. “L’on attendra les résultats de l’étude entamée avec l’UE, prévus pour le mois d’octobre prochain, pour avoir une idée plus claire sur les besoins et/ou les insuffisances dans le secteur. À partir de ce constat, l’on déterminera les solutions”, avoue, toutefois, le DG de l’Etusa. Yacine Krim a, à ce propos, annoncé la tenue,  au mois de septembre prochain, d’un forum où seront invités le Syndicat des transporteurs privés, les ministères des Transports et des Finances, les banques et les producteurs de bus tels que la SNVI, Hyundai, Mercedes…, voire tous les partenaires, pour trouver des solutions aux divers problèmes soulevés et arriver à fédérer le transport privé dans la capitale. Les banques seront ainsi sollicitées pour financer le renouvellement de la flotte privée en vieillissement perpétuel. Car, la majorité des opérateurs ne dispose pas, argue-t-il, de moyens financiers pour acheter des bus neufs, améliorer la qualité du transport et accueillir les voyageurs dans de meilleures conditions. Par ailleurs, l’Etusa poursuit son programme de rabattement. L’entreprise demande au ministère des Transports l’ouverture de nouvelles lignes pour le rabattement vers le métro notamment avec les récentes extensions vers la place des Martyrs et vers Aïn Naâdja. Interrogé sur le rôle de l’Etusa dans le transport urbain, M. Krim a indiqué que l’entreprise est présente dans 34 wilayas.
Le ticket de transport coûte 56 DA, a-t-il relevé, mais il est fixé à 25 DA en moyenne avec une subvention de la moitié du tarif, assurée par le fonds de transport. Ce qui porte le montant du soutien de l’État à environ 150 millions de dinars/an. Pour la mise en place du ticket unique, il faut que le système billettique soit au préalable compatible, a souligné le DG de l’Etusa qui a affirmé qu’une étude a été achevée dans ce sens au sein de l’autorité.

Un forum en septembre
“Nous allons bientôt signer au ministère des Transports la charte de compatibilité et de l’interopérabilité des systèmes pour que l’ensemble des opérateurs mettent à jour leur système afin que nous ayons un seul ticket valable dans le train, le métro, le tramway et le téléphérique”, a précisé le président de cette instance de régulation lors de son passage hier sur les ondes de la radio Chaîne III. Mieux, l’on pense à introduire dans ce système même le privé. L’usage du ticket unique fera certainement disparaître le métier de receveur. Le personnel concerné sera, néanmoins, redéployé dans les activités de contrôle et de la conduite des engins, rassure M. Krim.
L’Etusa va également terminer d’ici au mois de décembre prochain une opération de rénovation et de remise en état de quelque 100 bus restés en panne depuis des années. Outre les 300 bus affrétés, l’Etusa va acquérir 100 nouveaux autres auprès de l’entreprise constructrice relevant du ministère de la Défense nationale. Le premier lot de 60 cars sera mis en exploitation dès le mois de juillet prochain dans la capitale. Cet achat global coûtera environ 240 milliards de centimes, soit 2,4 milliards le bus.

B. K.


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